France-Espagne: Les Bleus ont affiché leurs certitudes

FOOTBALL L’équipe de France a prouvé avec sa victoire contre l’Espagne que son beau parcours brésilien n’était pas un hasard…

Julien Laloye

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Mathieu Valbuena au duel avec Carvajal, le 4 septembre 2014 à Paris.
Mathieu Valbuena au duel avec Carvajal, le 4 septembre 2014 à Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas été aussi pressés de retrouver l’équipe de France après les vacances. Elle nous l’a bien rendu, avec une victoire méritée face aux champions d’Europe en titre, et un certain nombre d’acquis qui pourraient la mener très loin à l’Euro 2016.

Les Bleus n’ont pas oublié la Coupe du monde

Depuis lundi à Clairefontaine, le discours tournait en boucle. Tout le monde était impatient «de retrouver ce groupe» qui était devenu «une famille» et voulait «confirmer «la dynamique» qui s’était déclenchée au Brésil». Contrat rempli, les Bleus n’ont rien perdu de leur enthousiasme et de leur qualité de jeu pendant l’été. «On est dans la continuité de la Coupe du monde, un bon groupe s'est formé, c'est ce qu'on fait aux entraînements, et ça se retrouve sur le terrain», explique Benzema. «On a souffert mais on a souffert ensemble, appuie Valbuena. Il y a eu un déclic contre l’Ukraine l’an passé, l'état d'esprit est dans la continuité et c'est important, il ne faut pas changer ça.».  

Ils ont rattrapé l’Espagne

Un peu comme en basket, la Roja a tourmenté les Bleus comme personne ces deux dernières années. Après l’humiliation de 2010 (2-0), le non match du quart de finale de l’Euro 2012 (2-0), et le match nul prometteur arraché par Giroud à Madrid lors de la campagne de qualification pour la Coupe du monde (1-1), l’équipe de France a enfin vaincu le signe indien. «Ca faisait huit ans qu’on ne les avait pas battus, sourit Blaise Matuidi. C’est une victoire de prestige face à un adversaire qui reste une référence du foot mondial». «L'Espagne avait fait des changements surtout dans le coeur du jeu, et ça ne se refait pas du jour au lendemain, rebondit Deschamps. Nous, on a des repères. Il y a un vécu, avec des joueurs qui sont là depuis deux ans. Il n'est pas énorme mais sur ce match, ça a compté».

Ils vont prendre ces deux ans au sérieux

La promesse est évidemment plus facile à tenir contre l’Espagne à Saint-Denis que contre la Serbie à Belgrade, mais les Tricolores assurent que cette longue période de matchs amicaux qui s’annonce ne sera pas un interminable voyage vers l’ennui. «Il faut continuer à avoir cette culture de la gagne, prévient Valbuena. Aujourd'hui on sait que si on ne respecte pas nos adversaires, on va prendre des gifles. On sait aussi ce que les gens attendent de nous. Il faut entretenir cette passion.» Loic Rémy ne dit pas le contraire. «Gagner ces matchs amicaux, de prestige ou pas, cela permet d’envoyer un message important aux autres équipes. Maintenant, elle vont se dire qu’on est durs à battre ».