Equipe de France: Mathieu Valbuena «avait besoin de l'avis» de Didier Deschamps avant de signer à Moscou

FOOTBALL L'ancien Marseillais a reconnu avant longuement échangé avec le sélectionneur avant de se décider à partir...

Propos recueillis par Nicolas Camus

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Mathieu Valbuena à son arrivée en conférence de presse, à Clairefontaine, le 1er septembre 2014.
Mathieu Valbuena à son arrivée en conférence de presse, à Clairefontaine, le 1er septembre 2014. — FRANCK FIFE / AFP

Il est désormais le Bleu qui a le plus de chemin à faire pour venir aux rassemblements à Clairefontaine. «C’est vrai, ça fait une trotte maintenant», sourit Mathieu Valbuena, de retour ce lundi pour le rassemblement de l’équipe de France après avoir signé au Dynamo Moscou cet été. Après une Coupe du monde où il a définitivement prouvé qu’il avait l’étoffe d’un titulaire en équipe de France, l’ancien Marseillais reconnaît qu’il a pris un risque en s’éloignant autant. Même s’il a pris soin de consulter Didier Deschamps avant de se décider.

Est-ce que l’équipe de France vous a manqué cet été?

Oui, beaucoup. C’est un très grand plaisir de retrouver ce groupe qui, à part deux joueurs, est exactement le même. Ça fait du bien.

Qu’est-ce que ça vous fait d’être celui qui joue le plus loin de France?

C’est vrai que c’est loin, mais ça va, ça passe vite. De toute façon quand tu joues pour ton pays c’est toujours du bonheur. Cette nouvelle aventure, je la vis bien. C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour moi après huit ans à Marseille. Je découvre une nouvelle culture. Voir autre chose fait du bien. Et puis pour le moment ça se passe très bien, je m’acclimate sans problème.

Vous avez consulté Didier Deschamps avant de partir. Était-ce un risque?

Il y a toujours un risque. C’était important pour moi d’avoir l’avis du sélectionneur car ça fait longtemps qu’on ne connaît. J’avais besoin de son recul, de son expérience, et aussi d’être rassuré, même si rien n’est jamais acquis. J’ai bien discuté avec lui, j’ai pesé le pour et le contre et j’ai pris ma décision.

Quelles questions vous êtes-vous posées avant de signer là-bas?

C’était la première fois que j’allais signer hors de France, forcément on s’interroge. J’en ai parlé avec ma famille aussi. Mais le Dynamo me voulait vraiment, dès le début. Ils m’ont montré les installations, fait part de leurs ambitions. C’était important, ça m’a rassuré. Au début on est un peu réticent. Quand on parle de la Russie les gens pensent tout de suite à deux choses: c’est à six heures d’avion et il fait froid. Mais il n’y a pas que ça. On parle quand même de Moscou, une des plus belles villes du monde. Je n’ai pas tout vu encore car c’est grand mais je suis très heureux d’être là-bas.

La Russie vient de passer devant la France à l’indice UEFA. De ce que vous avez vu, ça vous étonne?

Franchement, non. En France on dénigre un peu le championnat russe, mais c’est parce qu’on ne le connaît pas. J’ai été agréablement surpris par le niveau, ce sont des équipes athlétiques et joueuses.

Concernant votre rôle sur le terrain, vous êtes aligné à droite en équipe de France et dans l’axe au Dynamo. Ça ne vous pose pas de problème?

Non, je n’ai jamais eu de souci pour jouer là en sélection car le coach me laisse quand même des libertés. Au Dynamo, oui, je joue plus axial mais par exemple hier j’ai joué à droite. Ce sont des postes que j’ai bien assimilés maintenant. Je préfère l’axe mais je m’adapte, ça ne me pose aucun problème.