La montée de Luzenac en Ligue 2 finalement refusée à cause de son stade

FOOTBALL La LFP ne le juge pas aux normes…

20 Minutes avec AFP

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Les joueurs de Luzenac à l'échauffement le 12 juillet 2014.
Les joueurs de Luzenac à l'échauffement le 12 juillet 2014. — REMY GABALDA / AFP

La Ligue de football professionnel (LFP) a refusé vendredi de valider la montée en Ligue 2 de la petite équipe ariégoise de Luzenac, faute de «stade répondant aux normes réglementaires de sécurité».

Dans son communiqué, où elle affirme que le club n'a pas proposé «une solution d'un stade de repli répondant lui-même à ces normes», la Ligue précise que cette décision a été prise à l'unanimité des 24 membres présents ou représentés à son Conseil d'administration.

Réuni en urgence ce vendredi, le CA de la Ligue a donc une nouvelle fois débouté le petit club dirigé par Fabien Barthez, le gardien des Bleus champions du monde 1998, même s'il avait pourtant trouvé une pelouse pour accueillir ses matchs à domicile avec l'enceinte d'Ernest-Wallon, le stade des rugbymen du Stade Toulousain.

Dans son communiqué, la LFP ne précise pas en quoi cette enceinte ne répond pas aux normes de la L2, se bornant à affirmer que le Luzenac Ariège Pyrénées (LAP), «malgré de multiples rappels, (...) n'a pas pris les dispositions nécessaires pour évoluer» dans un stade aux normes «tout au long de la saison».

La LFP s’évite une Ligue 2 à 21 équipes

Après sa victoire le 1er août devant la justice administrative, Luzenac croyait pourtant avoir enfin fait plier les instances du foot français en obtenant jeudi le feu vert de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du foot français, qui avait émis un avis favorable à l'octroi du statut professionnel au LAP en vue de sa montée en Ligue 2.

Deuxième du Championnat National derrière Orléans la saison passée, Luzenac, petit village de 650 habitants niché sur les rives de l'Ariège, avait gagné sa place en L2 sur le terrain. Mais le club avait vu son dossier d'accession rejeté à deux reprises par la DNCG, le 5 juin et le 3 juillet, pour des raisons financières.

Une décision confortée par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) qui avait lui aussi émis un avis défavorable à la montée de Luzenac. Mais le tribunal administratif de Toulouse avait rebattu les cartes début août en ordonnant le réexamen du dossier du LAP par la DNCG.

En milieu de journée vendredi, les dirigeants du club de Luzenac n'avaient pas encore réagi officiellement à ce nouveau refus, qui devrait logiquement entraîner un retour du LAP en National et éviter un sérieux casse-tête à la Ligue. Si Luzenac avait été réintégré en L2, ce championnat aurait en effet hébergé 21 équipes, la LFP ayant repêché Châteauroux dès juillet après avoir fermé la porte au nez du petit poucet ariégois.