Tour de France 2014: Cinq choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Jean-Christophe Péraud

CYCLISME Il est peut-être le Français le mieux placé pour monter sur le podium à Paris…

Nicolas Camus

— 

Jean-Christophe Péraud au départ de la 8e étape du Tour de France à Tomblaine, le 12 juillet 2014.
Jean-Christophe Péraud au départ de la 8e étape du Tour de France à Tomblaine, le 12 juillet 2014. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Quatrième du classement général, Jean-Christophe Péraud est le seul à avoir pu suivre Vincenzo Nibali mercredi dans la montée du Pla d’Adet, comme à Risoul samedi lors de la 14e étape. Le coureur d’AG2R, revenu à huit secondes de Thibaut Pinot et bien meilleur rouleur que ce dernier, semble désormais le mieux placé pour être le premier Français à monter le podium du Tour depuis Richard Virenque en 1997. A 37 ans, le Toulousain est un coureur atypique et révélé sur le tard. Voici cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur lui.

Il a passé plus de temps sur un VTT que sur un vélo de course

Les cyclistes qui passent du VTT à la route ne sont pas si rares. Miguel Martinez ou Alexis Vuillermoz en France, Cadel Evans ou Jakob Fuglsang à l’étranger en sont des exemples. Mais en sautant le pas à l’âge de 32 ans, Jean-Christophe Péraud est un cas à part. Il a arpenté les courses de VTT pendant 12 ans, se forgeant un palmarès XXL (vice-champion olympique 2008, champion d’Europe et de France en individuel, champion du monde par équipe), avant de se mettre à la route petit à petit à la fin des années 2000. Son premier contrat professionnel, chez Omega Pharma-Lotto, ne date que de 2010.

Il est ingénieur

C’est d’ailleurs pour pouvoir suivre des études que Péraud a longtemps fait du VTT, moins chronophage que la route en nombre de jours de course. Diplômé en génie chimique à l’IUT de Toulouse en 1998, il obtient une licence puis une maîtrise en génie des procédés à l’université de Tarbes. Diplômé ingénieur de l’INSA de Lyon en 2004 en génie énergétique et environnement option génie des procédés et environnement, il entre chez Areva l’année suivante. Actuellement en disponibilité, il compte y retourner une fois sa carrière terminée.

Il est le premier amateur à avoir gagné le championnat de France élite du contre-la-montre

Alors sous les couleurs de l’équipe de Creusot cyclisme, il fait sensation en 2009 en devenant le premier amateur à remporter le championnat de France élite du contre-la-montre. Il devance le double champion en titre, Sylvain Chavanel. La révélation qui le poussera définitivement à faire la transition.

Il a failli mourir d’une septicémie

L’histoire remonte à 2010. Victime d’une chute sur le Critérium du Dauphiné, le médecin de son équipe Omega Pharma-Lotto le soigne mal. Son sang est infecté. «On a oublié de me mettre un pansement. La nuit, j’ai commencé à vomir, je tremblais, c’était infernal. Le médecin a fait une erreur et m’a dit: "Ne t’en fais pas, tu fais une petite gastro." J’ai insisté pour qu’on m’emmène à l’hôpital. Je souffrais d’une septicémie. Je suis passé à deux doigts de la mort. De voir que je n’étais pas immortel m’a fait réfléchir sur les choses de la vie», raconte-il récemment dans L’Equipe. Il part la saison suivante chez AG2R.

Il est très étourdi

Il s’améliore avec le temps, mais l’arrivée dans le monde du cyclisme professionnel n’a pas toujours été facile pour lui… Ni pour ses dirigeants. Sa première saison, en 2010, a notamment été marquée par des anecdotes savoureuses. Il a perdu son dossard à la Vuelta ou s’est trompé de route lors d’une reconnaissance sur Paris-Nice, entre autres. Il faut le savoir, Péraud est un coureur capable d’oublier ses «chaussures et son passeport» avant de partir sur une course, selon son directeur sportif Julien Jurdie.