Mondial 2014: Une psychologue au chevet des Brésiliens pour les aider à supporter la pression

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Corentin Chauvel

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Neymar et Thiago Silva s'enlacent après la victoire contre le Chili, le 28 juin 2014, à Belo Horizonte.
Neymar et Thiago Silva s'enlacent après la victoire contre le Chili, le 28 juin 2014, à Belo Horizonte. — V.ALMEIDA/AFP

De notre envoyé spécial à Teresopolis

Brandão est bien à la Coupe du monde avec le Brésil. Non, pas l’attaquant de Saint-Etienne, mais Regina Brandão, une psychologue chargée de suivre la Seleção durant le Mondial. Sa venue mardi à Granja Comary, le centre d’entraînement du Brésil, a beaucoup intrigué, quelques jours après la forte démonstration d’émotion aperçue lors de la séance de tirs aux buts contre le Chili.

Thiago Silva et Julio César avaient laissé couler des larmes avant même que le duel final ne commence, laissant place à toutes les interrogations concernant leur état émotionnel. «Je suis émotif. J’ai pleuré car beaucoup de joueurs sont venus me dire des choses, me soutenir, et je n’ai pas réussi à me contenir», a justifié le gardien après la rencontre. «Je suis un homme qui pleure», avait admis pour sa part le capitaine de la Seleção, avant même le match, lors d’une conférence de presse.

«J’ai vu de grands joueurs pleurer»

Son coéquipier Ramires, qui s’est présenté mardi devant les médias, n’a vu aucun problème à pleurer lors d’un match aussi important que cette huitième de finale. «C’est une émotion normale lorsque l’on va aux tirs aux buts, je suis déjà passé par là en finale de la Ligue des champions [avec Chelsea, en 2012] et j’ai vu de grands joueurs pleurer», a-t-il indiqué. «Si nous avons un suivi psychologique, c’est parce que nous jouons la Coupe du monde dans notre pays», a-t-il ajouté.

Pour le sélectionneur brésilien, Luiz Felipe Scolari, ces séances doivent permettre de faire passer cette énorme pression qui repose sur ses joueurs. «L’équipe est un peu plus nerveuse, elle a un peu plus peur. La partie psychologique doit être prête parce que personne n’a la conscience tranquille (…) On veut gagner, mais on ne sait jamais», a-t-il expliqué la semaine dernière.

Regina Brandão a précisé que son suivi psychologique avait été prévu depuis longtemps, avant même le match Brésil-Chili. Mais, si elle s’était entretenue quotidiennement avec les joueurs à distance (par téléphone, courriel et Whatsapp), elle n’avait pas encore pu les rencontrer pour une question d’emploi du temps. C’était chose faite mardi et elle reviendra à leur chevet la semaine prochaine s’ils passent la Colombie en quarts de finale vendredi.