France-Suisse: Pour Mamadou Sakho, «ça fait un moment qu’on ressent un état d’esprit particulier»
FOOTBALL•Le défenseur des Bleus n'est pas surpris de la prestation de son équipe...B.V. (à Salvador de Bahia)
De notre envoyé spécial à Salvador de Bahia (Brésil)
Cinq buts, une impression de puissance hallucinante et un message envoyé au reste du monde. Voilà en une ligne le résumé du match de l’équipe de France face à la Suisse (5-2). Presque qualifiés, les Bleus de Mamadou Sakho regardent déjà vers les huitièmes de finale.
Avant tout, vous êtes sortis sur blessure avant la fin du match. Comment allez-vous?
Ça va. Sur un tacle, j’ai senti une douleur à la cuisse droite. J’ai préféré ne pas prendre de risque mais on verra les sensations au réveil. Pour le moment je ne suis pas spécialement inquiet mais on fera le bilan demain avec le staff médical.
Cela gâche votre soirée?
Non, pas du tout, loin de là (il se marre). J’ai pris du plaisir en étant sur le terrain puis en étant sur le banc à regarder mes coéquipiers se donner à fond, prendre du plaisir à produire le jeu qu’on a produit ce soir. Mais surtout, ce qu’il faut retenir c’est l’état d’esprit. On est un groupe, tout le monde est important. Il faut rester concerné et on l’a vu ce soir, quand on fait appel à des mecs ils répondent présent.
C’est une démonstration de l’équipe de France ce soir?
Je ne dirais pas ça, je respecte cette équipe suisse. On a joué notre football, on a fait un très bon match et il faut continuer sur cette lancée-là.
La France ne peut plus se cacher après ce match. Vous envoyez un message aux autres nations?
Peut-être. Mais on ne regarde pas les autres nations, on se concentre vraiment sur notre football, sur notre ambiance hors du terrain, sur les efforts pour le collectif, pour l’équipe et pour ce maillot.
Êtes-vous impressionné par cette équipe de France?
En fait, comment on vit la chose de l’intérieur, c’est presque quelque chose de… (il hésite) je fais attention à ce que je dis… qui fait partie de l’évolution. Ça fait un moment qu’on ressent un état d’esprit particulier. On arrive à le démontrer sur le terrain. Il faut que ça continue.


















