Mondial 2022 au Qatar: Michel Platini dément les accusations de corruption

FOOTBALL La rencontre entre l'actuel président de l'UEFA et le Qatarien Mohamed Bin Hammam n'avait «rien à voir» avec le dossier de candidature du Qatar selon un proche...

N.C.
— 
Michel Platini, président de l'UEFA, lors d'une conférence de presse sur l'Euro 2016, le 22 février 2014 à Nice.
Michel Platini, président de l'UEFA, lors d'une conférence de presse sur l'Euro 2016, le 22 février 2014 à Nice. — BEBERT BRUNO/SIPA

Mis en cause mardi par le Daily Telegraph dans l'affaire de corruption autour de l'attribution du Mondial 2022 au Qatar, Michel Platini se défend. S'il a bien rencontré en novembre 2010 le Qatarien Mohamed Bin Hammam, soupçonné d'avoir versé plus de 5 millions d'euros des pots de vin pour assurer à l'émirat l'organisation de la Coupe du monde, cela n'avait «rien à voir» avec ce sujet.

Une réunion pour évoquer la présidence de la FIFA
 

Un proche de Michel Platini a en effet assuré au Monde que la rencontre entre les deux hommes était «un simple petit déjeuner dans un hôtel de Zurich», en marge d'un comité éxécutif de la FIFA. «Lors de ce petit déjeuner, Bin Hammam a demandé à Michel Platini de se présenter contre Blatter à la présidence de la FIFA. Michel a refusé et Ben Hamman lui alors dit qu'il se présenterait lui-même. Blatter sait que Bin Hamman a demandé à Platini de se présenter à ce moment-là», ajoute la même source. Mohamed Bin Hamman avait effectivement présenté sa candidature pour le poste en 2011 contre Sepp Blatter, mais avait dû la retirer au dernier moment après sa radiation à vie pour tentative de corruption.

En janvier 2013, Michel Platini s'était déjà défendu contre des soupçons faisant état de pressions de la part de Nicolas Sarkozy, du temps où ce dernier était président de la République, pour orienter son vote vers le Qatar. La FIFA a annoncé lundi que son enquête sur cette attribution douteuse devait être terminée d'ici au 9 juin.