France-Norvège: Les Bleus «n’ont pas gagné la Coupe du monde» mais ont de quoi être satisfaits

FOOTBALL La victoire face à la Norvège est un bon présage…

Bertrand Volpilhac, au Stade de France

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Les joueurs de l'équipe de France, lors de la victoire en amical face à la Norvège, 4-0, le 27 mai 2014.
Les joueurs de l'équipe de France, lors de la victoire en amical face à la Norvège, 4-0, le 27 mai 2014. — C.ENA/AP/SIPA

Ils y mettent toute la prudence nécessaire. Du «il ne faut pas s’enflammer» de Blaise Matuidi au «pour l’instant on n'a rien prouvé» de Yohan Cabaye, en passant par le «on n'a pas gagné la Coupe du monde» de Paul Pogba, les Bleus savent que la victoire face à la Norvège 4-0 doit autant à leur talent qu’à la pauvreté de l’adversaire. Et que surtout, le chemin vers le Brésil est encore très, très long. Mais quand même, «dans l’ensemble, c’est un bon match de reprise, avec des buts marqués et aucun encaissé», poursuit l’ancien milieu de Newcastle.

Allez, disons-le tout net, cette équipe de France a la banane. Loin d’être au point physiquement, elle a mis en danger son adversaire à chaque fois qu’elle a voulu. Enthousiasmante, séduisante, entraînante. «C’est très bien, on sortait d’une bonne semaine de travail de la part de tout le monde, se satisfait Didier Deschamps. Il fallait le matérialiser en match, avec tous les ingrédients: l’intensité, la détermination. Même si tout n’a pas été simple…» C’est vrai, notamment 30 minutes difficiles à cheval sur les deux mi-temps.

«En danger tout seul»

«On subit quelques pertes de balles au milieu, on se met en danger tout seul» reconnaît ainsi le défenseur Laurent Koscielny. Ce qui aura eu le mérite de mettre en valeur Stéphane Ruffier, impeccable pour sa deuxième sélection. Mais pour le reste, grâce notamment à Valbuena et Griezmann, les Bleus ont déployé un jeu efficace et alléchant. «On essaye de jouer, on a l’équipe pour, les joueurs pour, poursuit Blaise Matuidi. Ce n’est jamais facile, on peut toujours s’améliorer, mais il y a des bonnes choses, notamment au niveau de l’utilisation du ballon. L’important, c’est qu’on engrange de la confiance et qu’on garde cet état d’esprit.»

La conclusion revient au sélectionneur: «On n'est pas encore prêts, mais il y a une envie collective et une force collective. C'est bien ce qu'on a fait. Maintenant, il ne faut pas perdre de vue l'objectif.»