Roland-Garros 2014: Mode d’emploi pour se sortir des qualifications

TENNIS Les hommes se disputent une place dans le tableau final à partir de mardi...

Romain Baheux

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Le français Marc Gicquel à Roland-Garros en 2013.
Le français Marc Gicquel à Roland-Garros en 2013. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Pour eux, Roland-Garros peut s’arrêter avant même d’avoir commencé. Dès mardi, les seconds couteaux du circuit masculin s’affrontent en qualifications, suivis des femmes mercredi. Sur la terre battue parisienne, intégrer le tableau final n’est pas donné à tout le monde. Petit guide pour se sortir de la jungle des «qualifs».

Gérer la pression de l’événement

On est loin d’un quart de finale dans le challenger de Prostejov. Ici, c’est Paris, les proches présents pour encourager les Français et le Central qui nargue les candidats au tableau final, contraints de s’écharper sur les courts annexes. «Disputer un Grand Chelem, c’est le rêve de tous les joueurs du monde, explique Marc Gicquel, engagé dans les «qualifs» de Roland-Garros pour la cinquième fois de sa carrière. C’est faire partie de l’élite et se changer dans le même vestiaire que Nadal ou Federer.» La perspective de voir le Suisse en caleçon a le don de paralyser certains. «Pour des jeunes de 19-20 ans, évoluer dans cette atmosphère peut être bloquant, soutient l’ancien directeur technique national Patrice Hagelauer. C’est là qu’on voit ceux qui ont les qualités pour passer ce cap.»

Ne pas trop penser à l’argent

L'élimination au premier tour? 24.000 euros. Cette année, la prime pour une simple présence dans le tableau final de Roland-Garros a augmenté de 3.000 euros. Une somme très importante pour des joueurs attentifs à la moindre dépense dans leurs déplacements dans des tournois moins prestigieux. «Cette dimension financière est vitale pour certains et ils n’arrivent pas à se l’enlever de la tête», souligne Hagelauer. «On y pense un peu, ajoute Gicquel. C’est notre métier, on doit payer le reste de la saison.»

Gérer la concurrence

«On voit du très beau tennis, on sent que les gens ont les crocs», raconte l’ex DTN. La faune des qualifications se divise en plusieurs espèces: des espoirs ambitieux, des anciens du Top 50, comme l’Italien Potito Starace cette année, et de vieux routiers de l’exercice. Comme si ça n’était pas assez compliqué, les adeptes de la terre battue viennent se mêler à la bataille à Roland-Garros. «On voit toujours sortir des Espagnols et des Argentins qui sont difficiles à jouer, rajoute Marc Gicquel. Tout le monde arrive bien préparé et personne ne balance un match.» Hommes et femmes confondus, ils ne seront que 28 sur 224 à rejoindre l’élite cette année. Le début d’autres problèmes.