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Ligue 1: Mickaël Landreau a dit au revoir à l’élite

Ligue 1: Mickaël Landreau a dit au revoir à l’élite

FOOTBALLFuriani a fêté, samedi soir, l'arrêt de la carrière de Mickaël Landreau, un joueur historique de la Ligue 1...
David Phelippeau

David Phelippeau

Le gardien de but de Bastia Mickaël Landreau (35 ans) a joué son 618e et ultime match de sa carrière, samedi soir, à Furiani, contre son club formateur et de cœur le FC Nantes (0-0). «Mika aurait pu continuer à jouer mais le signe du destin était trop grand», estime le président du Sporting, Pierre-Marie Geronimi. Assez incroyable surtout. Mickaël Landreau a en effet débuté sa carrière avec les professionnels du FC Nantes à l’âge de 17 ans contre Bastia à Furiani en 1996 – et non 1966 comme l’a indiqué par erreur le speaker corse. Pour l’événement, la plupart de ses proches et de ses anciens éducateurs étaient présents à Bastia. Haies d'honneur, maillot taille XXL encadré avec le chiffre 618 d'inscrit, banderoles et chants en son honneur.... Le stade de Furiani a fêté comme il se doit la fin de carrière d'un joueur historique de l'élite du football français.

Ses parents ont appris sa fin de carrière à la télé

«C’est plus que symbolique, il a commencé ici, explique Bernard Rousseau, un de ses premiers entraîneurs dans son club d’origine de Loire-Atlantique d’Arthon-en-Retz. Je suis supporter nantais mais mon cœur balance ce soir. On est arrivés en Corse en milieu de semaine, mais on l’a vu quand même trois ou quatre fois. Mika est toujours disponible malgré ses contraintes.» Toute la semaine, elles ont d’ailleurs été nombreuses avec tout d'abord l'annonce de sa fin de carrière en L1, dimanche dernier, que ses parents ont appris en direct sur Canal + comme tout le monde, puis sa sélection dans le groupe des 23 de l’équipe de France pour le Mondial au Brésil.

Landreau a offert tous les billets du match aux supporters nantais

Sollicité par une centaine de médias dans la semaine, Landreau n’a pas oublié pour autant les supporters de son club de cœur : le FC Nantes. Il a en effet décidé de prendre en charge tous les billets des 120 aficionados nantais, qui avaient fait le déplacement en Corse. «Il voulait faire un geste, ça lui tenait à cœur», indique Audrey, responsable du service billetterie de Bastia. Un geste spontané qui ressemble à ce personnage qui n’a jamais laissé indifférent dans le milieu. Audacieux et talentueux quand il prend le parti de se décaler complètement à droite sur un penalty de Ronaldhino ou irrévérencieux, diront certains, lorsqu’il tente et manque une Panenka sur un tir au but décisif en finale de la Coupe de Ligue (perdue en 2004 par Nantes).

Un personnage parfois controversé

Même s’il n’a pas toujours fait l’unanimité dans les différents vestiaires qu’il a fréquentés tout au long de sa carrière, Landreau aura marqué l’histoire de la Ligue 1 grâce à son record de matchs joués (618) et sa personnalité bien trempée. «Il savait déjà ce qu’il voulait très jeune au centre de formation du FCN, explique Olivier, un de ses anciens éducateurs. Il était très pro déjà à l’époque. Toujours ponctuel.» A Bastia, où il aura débuté puis fini sa carrière, Landreau a marqué les esprits. «Cela fait 18 mois qu’il est là mais on a l’impression qu’il est là depuis toujours, reconnaît Geronimi. C’est quelqu’un qui se sait se fondre dans l’univers dans lequel il évolue.» Landreau, le «caméléon», ne devrait donc pas avoir de mal dans sa nouvelle vie de retraité.