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L'athlète française H.D. positive à l'EPO

L'athlète française H.D. positive à l'EPO

DOPAGELa détentrice du record de France du 1.500 m a subi un contrôle positif...
20 Minutes

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L'athlète française H.D., détentrice du record de France du 1500 m, a subi un contrôle antidopage positif à l'EPO, effectué par le laboratoire de Châtenay-Malabry, a révélé mercredi le site internet du quotidien l'Equipe.

H.D., 27 ans, avait été contrôlée le 23 janvier dernier par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), après avoir été arrêtée en compagnie de son mari et entraîneur et d'un autre athlète à l'aéroport de Roissy, les douaniers ayant découvert des fioles d'hormones de croissance dans leurs bagages.

Contactée, la Fédération française d'athlétisme (FFA) a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas réagir à cette information avant la contre-expertise (analyse de l'échantillon B). Elle craint en effet que l'athlète puisse invoquer un vice de procédure, si elle s'exprime avant que le premier résultat ne soit confirmé. Un spécialiste de la lutte antidopage souligne que les instances sont encore plus frileuses depuis les affaires Bernard Lagat et Marion Jones, soupçonnés après la découverte lors de contrôles de traces d'EPO dans leur échantillon A, mais innocentés par l'analyse de l'échantillon B.

L'avocate de H.D., Me Françoise Cotta, avait contesté, il y a quelques jours, les conditions dans lesquelles le contrôle antidopage a été effectué. H.D. avait été placée en garde à vue, puis remise en liberté, et son mari déféré au parquet. Ce dernier avait affirmé que l'hormone de croissance était destinée à son usage personnel. Il a été mis en examen pour «importation sans déclaration de marchandises prohibées, en l'espèce des médicaments à usage humain», «acquisition, importation, transport, détention et emploi illicite de substances vénéneuses», ainsi que «tentative d'offre, de cession ou d'administration, de produits dopants à des sportifs participant à des compétitions». Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Les douaniers avaient été alertés par l'AFLD, en raison d'un problème concernant la localisation de H.D. qui, comme tous les athlètes de haut niveau, doit fournir à la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ses lieux et dates d'entraînement. L'athlète avait dans un premier temps indiqué qu'elle se trouvait au Maroc, alors qu'elle s'entraînait à Albuquerque (Etats-Unis).

La détentrice du record de France du 1500 m, en salle et en plein air, avait déjà été en 2006 au centre d'une polémique avec la FFA pour ne pas avoir répondu à une convocation pour la Coupe d'Europe, en invoquant une blessure.

La commission de discipline de la FFA, guère convaincue par les explications de la médaillée de bronze aux Championnats d'Europe en salle 2005, avait toutefois rendu un non-lieu, faute de pouvoir «contester la véracité de son certificat médical».