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La force du volley «c’est la parité», selon Jean-Paul Aloro, président de la Ligue Nationale

La force du volley «c’est la parité», selon Jean-Paul Aloro, président de la Ligue Nationale

VOLLEYTrois finales du championnat de France se joueront jeudi...
Propos recueillis par S.N.

Propos recueillis par S.N.

Les finales du championnat de France de volleyball, ce jeudi, proposeront un format inédit avec trois matchs dans la même soirée: la finale de Ligue B masculine (Tourcoing-Nice), de Ligue A féminine (Nantes-RC Cannes) et de Ligue A masculine (Paris-Tours). Pour l’occasion Jean-Paul Aloro, président de la Ligue Nationale de Volley, revient sur l’évènement et détaille ses objectifs pour le futur de ce sport.


Comment faire pour augmenter la notoriété du volleyball en France?

L’Equipe de France masculine est qualifiée aux Championnats du monde, et le spectacle proposé jeudi est alléchant et de grande envergure. C’est la première fois que l’on réunit les trois finales en un même lieu. On fait tout pour que ça se développe. C’est l’occasion unique d’offrir aux médias quatre heures de volleyball.

Le volleyball arrive-t-il à attirer facilement des nouveaux sponsors?

Avec les difficultés économiques c’est difficile d’attirer des entreprises. Pour autant, la progression des clubs est notoire, les budgets des clubs féminins ont augmenté de 33% et pour les clubs masculins elle est de 10% en moyenne. De ce côté-là, il y a un intérêt à notre discipline, même si ça ne coûte pas très cher, on n’a pas besoin de centaines de millions pour gérer un club. Les municipalités nous aident aussi, cela leur donne de la visibilité.

Et des nouveaux licenciés?

Tout dépend des moyens de comptabilisation. Si on prenait en compte les volleyeurs sur les plages, on arriverait à quelques millions. Le nombre de licenciés en France stagne depuis une dizaine d’années, environ 100.000. Chez nous, ce chiffre correspond uniquement aux joueurs «indoor». Ce qui fait notre force c’est la parité garçons/filles. C’est venu normalement, dans ce sport il n’y a pas de contact et cela attire aussi bien les hommes que les femmes.

Comment faire pour que la France devienne une place forte du volley en Europe?

Au niveau des clubs on se débrouille pas mal, le Paris Volley est champion d’Europe, l’AS Cannes est régulièrement dans le Final Four. On arrive à rivaliser avec certains pays qui disposent de plus de budget sept à dix fois supérieurs aux nôtres. En Turquie, par exemple, ce sont les banques qui sponsorisent la majorité des clubs. Ce qui attire chez nous, c’est la stabilité. Sans citer de pays, ils arrivent que certains joueurs soient payés trois mois et on leur fait comprendre que ça n’est plus possible ensuite. En France, la loi impose une régularité.

Avec l’émergence d’une concurrence accrue entre Canal + et Bein Sports, espérez-vous que cela puisse faire grimper le prix des droits de diffusion du volley ?

Les droits de volley sont cédés gratuitement à «Ma Chaîne Sport». Pour l’instant il n’y a pas un grand retour financier mais on aimerait que cela puisse rapporter pour pouvoir aider nos clubs à se développer. On ne s’attend pas non plus à ce qu’ils se vendent à 4 millions d’euros comme le handball et encore moins à 720 millions comme le foot, on reste raisonnable et je pense que les chaînes sauront faire des offres convenables.