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L'OL, grosse entreprise qui connaît (enfin) la crise

L'OL, grosse entreprise qui connaît (enfin) la crise

FOOTBALLL'Olympique lyonnais a encore perdu mercredi soir et commence à nourrir des inquiétudes

Ironie du sport. Alors que l'Olympique lyonnais a annoncé son entrée en bourse vendreid dernier, le club rhodanien connaît sa première mauvaise passe depuis cinq ans. Cinq ans passés à tout gagner et, subitement, la machine s'enraye. 2007, année de la crisounette? Trois défaites lors des quatre derniers matchs (et un nul à domicile contre Nice le relégable), une élimination en Coupe de France (le seul trophée hexagonal que l'OL de l'ère Aulas n'a pas gagné), et le doute qui s'immisce dans les têtes. Au point d'entendre dans les couloirs du Vélodrome des phrases du type «A Troyes, ce sera très dur» dans la bouche de Juninho.


Le meneur de jeu brésilien est symptomatique de la période de trouble qui s'empare du club. Baromètre lyonnais, il connaît un début d'année difficile et ses fameux coup-francs enquillent davantage les projecteurs du stade que les lucarnes adverses. Sa méforme (toute relative) met à jour la Juninho-dépendance d'un OL embarassé. Embarassé, car l'équipe n'a pas fondamentalement perdue son fond de jeu, juste un peu de sa réussite totale qui l'accompagne depuis son émergence au sommet de la Ligue 1. Et le spectre d'une nouvelle élimination en Ligue des Champions commence à rôder autour du stade de Gerland. L'AS Rome ne paraît plus être un si «bon tirage», ainsi que l'affirmait le président Jean-Michel Aulas. Peut-être le début d'une cure d'humilité?


Car il faut se rendre à l'évidence: Lyon ne fait rien pour améliorer son image de "meilleur-club-de-France-mais-quand-même-c'est-pas l'OM, le PSG ou les Verts". Dernier exemple en date: le comportement du président Aulas lors du mercato d'hiver.

Après avoir cherché à débaucher Frédéric Piquionne au rival stéphanois, l'OL recrutait dans le même temps l'international tchèque Milan Baros. Entre-temps, Piquionne traitait son club «d'esclavagiste» et quittait Saint-Etienne pour Monaco , qui joue le maintien.

Puis le staff lyonnais a annoncé s'être mis d'accord avec les Glasgow Rangers pour recruter Jérémy Clément. Un jeune espoir parti six mois auparavant de Lyon, où il ne jouait qu'un match sur quatre, et qui venait d'annoncer son intention de rejoindre le PSG. But de la manouevre, surenchérir sur le club parisien et le forcer à dépenser 600.000 euros de plus qu'initialement prévu.

Si l'on ajoute l'épisode Ribéry de l'été dernier (pour lequel le comportement d'Aulas a été sanctionné par la Ligue), cela fait beaucoup pour que Lyon devienne le club le plus populaire de l'Hexagone.