Hockey: Après sa méningite, Tim Bozon sur le long chemin de la rééducation
INTERVIEW•Philippe Bozon, le père du grand espoir du hockey français, fait le point sur l’état de santé du jeune attaquant international, sorti de l’hôpital fin mars, au Canada, après avoir été victime d’une grave méningite bactérienne…A Grenoble, Manuel Pavard
Tim Bozon est arrivé en France, mardi, avec sa famille, deux semaines après sa sortie de l’hôpital de Saskatoon, au Canada. Le grand espoir du hockey français, «drafté» par les Canadiens de Montréal (NHL) en 2012, y était resté hospitalisé durant près d’un mois, à la suite d’une méningite bactérienne, survenue le 1er mars. Admis dans un état critique, l’international tricolore de 20 ans avait même dû être placé en coma artificiel. Aujourd’hui sur la bonne voie, «Tim a encore des difficultés à parler», s’excuse son père, le célèbre ancien hockeyeur Philippe Bozon, qui préfère tenir son fils à l’écart des sollicitations médiatiques.
Comment va Tim aujourd’hui?
Tim a encore des maux de tête de temps en temps, parfois très violents. Depuis sa sortie de l’hôpital, il a eu quelques crises mais il n’a pas fait trop d’activités de physiothérapie et de réhabilitation. Il est aussi en train de récupérer sa voix petit à petit et le plus important, c’est qu’il arrive depuis deux ou trois jours à se nourrir un peu mieux – il a quand même perdu plus de 15 kilos. Il fait quasiment trois repas par jour maintenant, même si ce sont des repas plus légers qu’avant. On doit surveiller sa nutrition car il a eu de gros problèmes à cause de l’intubation et n’est pas vraiment rétabli à 100% sur ce point-là. Le risque, c’est qu’il boive trop de choses à la fois.
Quel est son programme pour les semaines à venir?
La rééducation commence demain [lundi] au centre de Capbreton, dans les Landes. On est arrivé cette semaine en France et pour l’instant, on a surtout privilégié la récupération par rapport au décalage horaire et à la fatigue du voyage. A priori, il part pour un séjour de trois semaines à Capbreton, le plan idéal étant qu’il puisse ensuite réintégrer le centre de rééducation de Saint-Raphaël (Var), qui est plus près de chez nous.
Pourra-t-il rejouer au hockey dans un futur proche?
Nous, les parents, on est plutôt là pour être réalistes mais Tim, dans sa tête, pense beaucoup au hockey. C’est bien, ça lui donne des objectifs. Après, il faut rester très prudent car les médecins ne savent pas encore pronostiquer. Ils sont assez positifs et optimistes mais sans pouvoir dire avec certitude s’il y aura des dégâts. Le cerveau est tellement compliqué… En tout cas, j’ai eu le DTN (directeur technique national) au téléphone et tous les membres du staff de l’équipe de France nous ont envoyé des messages quand on était au Canada.


















