Maladie de Charcot de Jérôme Golmard : La mystérieuse solution miracle venue d’Allemagne

TENNIS L’ancien tennisman français a lancé une levée de fond pour se faire soigner…

Antoine Maes

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Le Français Jérôme Golmard en avril 2001 au tournoi de Monte-Carlo.
Le Français Jérôme Golmard en avril 2001 au tournoi de Monte-Carlo. — JACQUES MUNCH / AFP

La nouvelle a beaucoup ému. Depuis dimanche, une page de soutien moral et financier a vu le jour sur le net. Le but? Aider Jérôme Golmard, ancien n°22 à l’ATP, diagnostiqué le 14 janvier dernier de la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique, SLA). «La médecine traditionnelle est impuissante contre cette maladie et a annoncé à Jérôme qu’il était condamné et qu’il lui restait entre 1 et 3 ans à vivre selon la vitesse de propagation de la maladie sur ses organes vitaux», assure le groupe de soutien.

En début d’après-midi, lundi, la levée de fond a atteint 14.000 dollars venant de 161 donateurs, dont Jean-Paul Loth, l’ancien capitaine de Coupe Davis. Il en faudra encore beaucoup plus pour atteindre la barre des 300.000 dollars nécessaires à ce qui s’apparente à une solution miracle. «Jérôme pense avoir trouvé une possible thérapie par le biais d’un docteur Allemand (Johann Lechner) qui a découvert 14 foyers infectieux sous les dents et dans l’os de sa mâchoire. Le diagnostic est réalisé par le biais d’une machine à ultrasons qui permet de détecter les bactéries responsables de scléroses de ce type. Il semble que si le docteur arrive à désinfecter ces zones et à tuer ces bactéries à leur source il pourrait stopper la prolifération de cette bactérie dans le corps de Jérôme», indique la page de soutien.

Le professeur Vincent Meininger, neurologue fondateur de l’Association pour la Recherche sur Sclérose latérale amyotrophique (SLA) est très dubitatif. Le fameux professeur Lechner? «Je ne le connais pas, je n’en ai jamais entendu parler». La méthode en elle-même? «Les patients vont nous dire qu’ils sont obligés d‘aller là-bas, nous on va leur dire que non, et on va nous traiter pour la énième fois de mandarin. C’est pénible.» D’autant que le fameux traitement n’est pas du tout remboursé par la sécurité sociale.

Spécialiste allemand de la maladie de Charcot basé à Berlin, le professeur Thomas Meyer ne dit pas autre chose. «Le professeur Lechner est un dentiste qui suppose que la SLA et d’autres maladies sont causées par des désordres dentaires. Mais je doute du sérieux de ce dentiste». En attendant, Golmard y croit dur comme fer, comme il l’explique à L’Equipe. «Mon but c’est de trouver des solutions. Ça fait plusieurs mois que je suis dedans. J’y crois, je suis à fond. Les médecins me condamnent, j’espère qu’ils ne savent pas tout…»