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France-Pays-Bas: Les cinq leçons à retenir pour les Bleus

France-Pays-Bas: Les cinq leçons à retenir pour les Bleus

FOOTBALL – Plutôt que des bonnes nouvelles…
Le sélectionneur de l'équipe de France, Dider Deschamps, le 4 mars 2014 à Clairefontaine.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Dider Deschamps, le 4 mars 2014 à Clairefontaine. - J.E.E/SIPA
B.V. au Stade de France

B.V. au Stade de France

Trois jours de stage, une belle victoire face aux Pays-Bas (2-0) et pas mal d’enseignements positifs. Voilà le bilan du dernier rassemblement des Bleus avant la première liste et la préparation pour la Coupe du monde. On fait le point sur ce qu’il faut retenir de tout ça.

1. L’esprit de l’Ukraine est encore là

Dans ce match amical, Didier Deschamps voulait que ses Bleus mettent autant d’intensité que dans le retour face à l’Ukraine en novembre dernier (3-0). Gagné. «Ce n'était pas le même contexte mais il y avait la même envie de bien faire ensemble», s’est satisfait le sélectionneur, repris par son capitaine Hugo Lloris. «On montre une force collective. Ça faisait un petit moment qu’on avait des passages irréguliers, il faut s’appuyer sur le match de l’Ukraine comme point de départ et se confronter aux exigences de l’équipe de France». Le milieu de terrain Yohan Cabaye n’hésite pas à évoquer ce match de novembre comme d’un déclic: «La qualification nous a donné confiance, on a envie de lâcher les chevaux. On a créé quelque chose lors de ce France-Ukraine, le groupe vit bien ensemble et on a tous envie de vivre des moments extraordinaires comme c’était le cas il y a trois mois. Ça s’est ressenti sur le terrain.»

2. Karim Benzema est l’avant-centre de l’équipe de France

Il fut un temps, pas si lointain, où Olivier Giroud était titulaire en pointe chez les Bleus à la place d’un Karim Benzema totalement inefficace. Ce n’est plus cas. Pas forcément à cause d’une baisse de régime de l’attaquant d’Arsenal, mais plutôt parce que celui de Madrid est phénoménal. «Quand il est à ce niveau offensivement c'est très intéressant pour nous, debriefe Deschamps. Il y avait beaucoup de justesse, il est très adroit et il l'a été aujourd'hui avec de l'intensité dans les courses. Qu'il garde ce niveau. Sur son visage ça se voit, il est rayonnant car il est en confiance.» Même si l’entraîneur des Bleus refuse de «condamner Olivier», sauf pépin majeur, Benzema sera titulaire face au Honduras, le 15 juin prochain.

3. Deschamps connait son milieu, et (presque) tout son onze

Pour rester sur la voie tracée par le retour face à l’Ukraine, Deschamps avait décidé d’aligner le même milieu de terrain à trois: Cabaye en sentinelle juste derrière Pogba et Matuidi. Et il a une nouvelle fois donné satisfaction, avec et sans le ballon. «On est complémentaires, avec nos qualités, souligne le néo-parisien Cabaye, qui pourra parfaire son entente en club avec Blaise Matuidi. On fait les efforts pour l’équipe, on arrive à bien communiquer, à jouer avec une certaine intelligence pour garder un certain équilibre.» Impression confirmée par le défenseur Raphël Varane, bien protégé par ce trident: «Ca commence à bien tourner, il y a des automatismes qui se créent, le milieu de terrain est performant et c’est une bonne chose pour nous en défense.» Et même si le 4-2-3-1 (deux milieux plus bas, et trois sous l’attaquant) n’est pas totalement enterré par Deschamps, c’est ce 4-3-3 qui semble convenir le mieux aux Bleus. Ce qui ne laisse désormais plus beaucoup de doutes sur la composition probable de l’équipe de France au premier match du mondial (sauf blessures, évidemment).

Allez, on s’y essaye: Lloris – Debuchy, Koscielny (ou Sakho), Varane, Evra – Cabaye, Matuidi, Pogba – Valbuena, Ribéry, Benzema.

4. Griezmann, Digne et Mangala peuvent rendre des services

Les deux premiers ont connu face aux Pays-Bas leur première sélection en Bleu, le dernier a été rappelé après avoir un peu déçu en Amérique du sud l’été dernier. Et pour les Bleus, ça s’est pas trop mal passé. Griezmann a été «intéressant même s’il peut mieux faire» pour Didier Deschamps, Mangala a bien tenu Robin van Persie malgré quelques flottements et Digne a été à la hauteur après être entré à la mi-temps. S’ils n’ont pas encore la carrure de potentiels titulaires, ils ont une vraie chance d’être dans la liste des 23 pour le Brésil.

5. Nasri, Abidal: Il va être compliqué de revenir pour les absents

Les absents ont toujours tort, et surtout quand ça gagne. Pour les joueurs oubliés de la liste des 24 proposées par Didier Deschamps avant ce match face aux Pays-Bas, il va être compliqué de revenir avant la Coupe du monde. On pense évidemment à Samir Nasri et Eric Abidal (et à un degré moindre Gaël Clichy). La France dégage désormais «une force collective» (dixit Hugo Lloris) que les derniers arrivés n’ont pas altérée, au contraire. En revanche, sous Deschamps, Nasri et Abidal ont plus souvent fait partie des matchs ratés que l’inverse (l’aller en Ukraine) et il faudrait vraiment qu’ils terminent la saison en trombe avec leur club pour redevenir légitime en équipe de France. Pas impossible malgré tout qu’un dernier arrivant (Gourcuff, Lacazette, Thauvin ?) s’incruste dans la liste dans la dernière ligne droite, Dimitri Payet et Clément Grenier n’étant ni incontournables en Bleu ni exceptionnels en club.