Procès Pistorius: Un important témoin victime de coups de fil malveillants

JUSTICE Il s’agit d’un voisin qui a entendu des coups de feu et des hurlements la nuit du drame…

avec AFP

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Oscar Pistorius sur le banc des accusés le 4 mars 2014 au tribunal à Pretoria
Oscar Pistorius sur le banc des accusés le 4 mars 2014 au tribunal à Pretoria — Antoine de Ras Pool

Un témoin clé de l'accusation contre le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, qui répond du meurtre de sa petite amie depuis lundi, s'est plaint mercredi d'avoir reçu des appels téléphoniques malveillants juste avant de témoigner au procès.

Charl Johnson, un voisin habitant à moins de 200 mètres du domicile de Pistorius et qui a entendu des hurlements de femme et les coups de feu la nuit de la Saint-Valentin 2013, comparaît depuis mardi, après son épouse, déjà longuement interrogée lundi et mardi.

Très agressif, l'avocat de la défense Barry Roux a tenté de déstabiliser cette dernière, Michelle Burger, donnant même à haute voix le numéro de téléphone de son mari, alors que le procès est retransmis en direct.

A la reprise des débats mercredi, au troisième jour du procès, M. Johnson a indiqué avoir reçu un premier appel alors qu'il attendait, confiné dans la salle des témoins, de venir à la barre.

«Ma vie privée a été compromise»

«Cette personne m'a dit que mon numéro de téléphone avait été donné à l'audience, je lui ai répondu que je n'étais pas au courant et que je n'avais pas (encore) témoigné», a-t-il dit. «Après j'ai éteint mon téléphone, et quand je l'ai rallumé, il y avait un grand nombre d'appels en absence, et un message vocal laissé par une personne de l'étranger.»

Cet interlocuteur a dit «pourquoi vous mentez au tribunal. Nous savons qu'Oscar n'a pas tué Reeva, ce n'est pas cool, allez mec, et quelque chose que je ne peux pas me rappeler mais d'un ton intimidateur», a-t-il ajouté, répondant aux questions du procureur Gerrie Nel.

«Cela a continué de sonner, donc je l'ai gardé éteint et c'est assez gênant. C'est par ce numéro que tous mes contacts personnels et de travail me joignent, et je trouve que ma vie privée a été compromise», a conclu M. Johnson, sans que la juge ne fasse aucun commentaire.

L'audience a ensuite repris, M. Roux repartant à l'attaque contre le témoignage de M. Johnson.