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Arthur Fils ne s’est « jamais senti aussi prêt » avant un Grand Chelem

US Open : En pleine bourre, Arthur Fils ne s’est « jamais senti aussi prêt » avant un Grand Chelem

readyLe Français, récent vainqueur de son premier Masters 1000 à Cincinnati, aborde le dernier Majeur de la saison avec une grande ambition
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Surfer sur la vague. Vainqueur de son premier Masters 1000 à Cincinnati la semaine dernière, Arthur Fils se présente à l’US Open en pleine confiance. Et avec ambition. Car le forfait du patron du circuit Jannik Sinner, blessé au genou droit, et l’incertitude sur les conditions physiques du tenant du titre Carlos Alcaraz, de retour après quatre mois d’absence liés à une blessure au poignet droit, laissent de la place pour des outsiders. Dont il fait partie désormais.

« Profiter et prendre du plaisir »

Avant d’entrer en lice lundi face à l’ex-numéro 3 mondial Stefanos Tsitsipas (53e) sur le court Louis-Armstrong (le deuxième dans la hiérarchie new-yorkaise), Fils a confirmé en conférence de presse qu’il était dans la forme de sa vie. « Je ne me suis jamais senti aussi prêt [avant un tournoi du Grand Chelem], a-t-il répondu quand il lui a été demandé comment il se sentait. Bien sûr, j’ai beaucoup travaillé avant Wimbledon, mais c’était dur. Je n’ai pas réussi à trouver de rythme. Là, j’arrive ici avec la dynamique de Cincinnati, évidemment, et avec tout le travail qu’on a fait cette semaine, donc maintenant c’est juste le moment de profiter et de prendre du plaisir. »

Il y a quelques jours, après sa victoire à Cincinnati, le Français avait expliqué qu’il avait senti un changement chez lui, qu’il ne jouait plus « comme un enfant ». C’est ce qu’on appelle la maturité. « C’est grâce à ça que j’ai réussi à gagner des matchs compliqués là-bas, a-t-il poursuivi. J’ai eu un match compliqué contre Lehecka au 3e tour. Ma finale a été très compliquée face à Tiafoe. Il y a encore deux ou trois ans, peut-être même l’année dernière, je ne serais pas passé. Même si je sens que je joue un peu moins bien, je sais que je vais avoir des occasions. C’est ça qui me permet d’être un très bon compétiteur ».

Une nouvelle mentalité qui, ajoutée à ses armes habituelles (services, coups droits), fait des ravages. De quoi faire changer le regard des autres joueurs ? « Je ne pense pas. Ils ont toujours su que j’étais un bon joueur de tennis, a-t-il assuré. Mais c’est sûr que c’est la première fois que j’arrive sur un tournoi du Grand Chelem avec un titre, dans une dynamique aussi positive. » Y’a plus qu’à, comme on dit.