Sotchi 2014: Pour Lamy-Chappuis, le problème était aussi physique

COMBINE NORDIQUE Septième de sa deuxième course individuelle, il reconnait que ses jambes n’ont pas bien répondu…

Romain Scotto

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Le Français Jason Lamy-Chappuis, après sa 7e place aux Jeux olympiques de Sotchi, le 18 février 2014
Le Français Jason Lamy-Chappuis, après sa 7e place aux Jeux olympiques de Sotchi, le 18 février 2014 — R.S.

De notre envoyé spécial à Sotchi (Russie),

Pendant de longues secondes, Jason Lamy-Chappuis a repris son souffle, assis juste après la ligne d’arrivée. Exténué après sa deuxième course aux Jeux, le Français a tout tenté pour sauver son statut de champion olympique de Vancouver. Mais après la désillusion de la semaine dernière, il referme le chapitre individuel de ses Jeux sur une 7e place, quittant pour la première fois depuis 2009 un grand championnat sans médaille.

Pour lui, cette course est à l’image de sa saison. Un brin frustrante. «C’est une déception parce que je visais le podium. Mais je n’ai pas non plus de gros regrets parce que j’étais dans le coup dans le groupe de tête. Il ne manque pas grand-chose. Et ça ne le fait pas.» Le «pas grand-chose» du jour, ce n’était pas la glisse, défaillante lors du crash initial. Le problème était physique cette fois-ci.

Aucun lien avec le porte-drapeau

Jusque dans le dernier kilomètre, le Français a suivi les cadors, avant d’être lâché quand la course s’est emballée. «Je n’avais pas le physique pour suivre. J’avais les jambes trop dures. J’ai  vu tout de suite que ça n’allait pas le faire quand ça a accéléré.» Une fois le constat posé, pas la peine de chercher l’explication. Le leader du combiné français n’en a pas vraiment.

«Je ne sais pas. Il y a des jours où ça va et d’autres où ça ne suit pas. Voilà. J’ai essayé de me reposer dans les descentes, récupérer. Des fois, ça marche. Mais là, ça n’a pas suivi.» Soucieux de se racheter après ses débuts ratés, il n’a pas forcément ressenti plus d’appréhension que d’habitude. JLC a simplement skié pour se «faire plaisir», sans que cela ne soit récompensé. Inutile non plus de le titiller sur les éventuelles conséquences de son rôle de porte-drapeau. Comme toujours, Lamy-Chappuis ne veut pas se défausser. Même s’il n’a pas gagné de médaille, c’est aussi pour cela qu’il mérite d’être félicité.