Girondins de Bordeaux : le Virage Sud en reste sans voix
Le Virage Sud, miné par des querelles internes depuis plus d'un mois, devrait encore sonner creux samedi soir (21 h) pour le 32e de finale de Coupe de France contre Bastia. Le Collectif Virage Sud, qui animait la plus fervente tribune bordelaise, n'...©2006 20 minutes
Le Virage Sud, miné par des querelles internes depuis plus d'un mois, devrait encore sonner creux samedi soir (21 h) pour le 32e de finale de Coupe de France contre Bastia. Le Collectif Virage Sud, qui animait la plus fervente tribune bordelaise, n'existe plus. Depuis 1994, il fédérait les deux associations d'ultras (Devils Bordeaux 1990, 460 adhérents, et Ultramarines 1987, 650 adhérents), mais les Devils se sont auto- dissous le 22 novembre dernier. Le regroupement, qui gérait notamment les déplacements et les tifos, est donc caduc. La jeune génération à la tête des Devils depuis l'été dernier a dû renoncer, peu soutenue par les anciens responsables du groupe. Côté Ultramarines, un leader emblématique explique : « La nouvelle vague était irrespectueuse des anciens, dont je suis très proche. »
Les supporteurs indépendants déplorent ces jalousies. Ils ne comprennent pas davantage la solidarité affichée par les Ultramarines, notamment sur le site Internet des Girondins, à l'égard des Boulogne Boys parisiens, longtemps haïs pour leurs idées d'extrême droite. Depuis la mort d'un fan en novembre aux alentours du Parc des Princes, certains Bordelais soutiennent ainsi les ultras de la capitale « dans leur quête de vérité ». L'auteur de ces propos a été exclu du forum du site du club pour avoir proposé de viriles explications aux mécontents. « J'ai un peu dérapé, mais nous n'avons plus rien à prouver en termes de lutte contre le racisme, confie-t-il. Pour le reste, ce qui arrive au Virage Sud est positif. Aucun autre groupe ne sera créé. Cette tribune est Ultramarine et le restera. Il n'y a pas de tension. » Les jeunes ex-Devils reçoivent des menaces qui promettent de leur faire « payer tôt ou tard » d'obscures « mesquineries ». Olivier, ex- Ultramarine, a déchiré sa carte d'adhérent : « Querelles, menaces, putsch fratricide... le Virage Sud est soumis à la loi du plus fort et du silence. Dommage pour l'ambiance et les joueurs. »
Marc Augagneur


















