Sotchi 2014 : Surveillance autour des paris en ligne

JEUX OLYMPIQUES Pendant toute la durée des JO, qui débutent ce vendredi, l'Autorité française de régulation des jeux en ligne (Arjel) collaborera de manière étroite avec le CIO concernant les paris en ligne de certaines épreuves comme le patinage...

avec AFP

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Des membres des forces de sécurité russes à Sotchi le 2 février 2014.
Des membres des forces de sécurité russes à Sotchi le 2 février 2014. — Anton Unitsyn/SIPA

L'Autorité française de régulation des jeux en ligne (Arjel) coopèrera avec le Comité international olympique (CIO) durant les JO de Sotchi en lui fournissant des données sur les paris en ligne pris en France sur certaines épreuves olympiques, devait annoncer l'Arjel vendredi.

Chargée de surveiller l'intégralité des mises enregistrées en France via internet sur les JO de Sotchi, l'Arjel transmettra immédiatement au CIO «les alertes ayant détecté des comportements anormaux de parieurs ou de groupes de parieur», indique l'Autorité indépendante, «afin que ce dernier puisse notamment les corréler avec les données provenant d'autres marchés domestiques.»

Un faible volume de paris attendu

Ces alertes seront transmises par le biais d'un système spécifiquement mis en place pour Sotchi et baptisé Ibis (Integrity Betting Intelligence System) que le CIO déploie pour la première fois à l'occasion de ces JO. Une fois ceux-ci terminés, ce système sera mis à disposition des fédérations internationales dans le cadre des compétitions majeures.

L'Arjel n'a autorisé les opérateurs agréés à proposer des paris que sur 165 épreuves olympiques. Les sports notés (patinage artistique, saut à skis et combiné nordique, une partie du ski freestyle et du snowboard) sont en effet interdits par l'Arjel comme supports de paris. De ce fait, le volume de paris attendu reste faible, entre 3 et 5 millions d'euros, soit deux à trois fois moins que les scores réalisés sur Roland-Garros.

C'est la deuxième fois que l'Arjel coopère de la sorte avec le CIO après les JO de Londres. Créé au printemps 2010, l'Autorité n'avait pas «vécu» les derniers JO d'hiver, à Vancouver.