Sotchi 2014 : Anne-Sophie Barthet veut aller aux JO «pour faire une médaille»

JEUX OLYMPIQUES La skieuse de Courchevel, originaire des Pyrénées, vise un podium pour sa troisième participation aux Jeux...

Nicolas Stival

— 

La Française Anne-Sophie Barthet se classe dixième du slalom de Coupe du monde à Lienz, en Autriche, le 29 décembre 2013.
La Française Anne-Sophie Barthet se classe dixième du slalom de Coupe du monde à Lienz, en Autriche, le 29 décembre 2013. — S. Kubani / AFP

A même pas 26 ans (elle les aura le 23 février), Anne-Sophie Barthet devrait disputer dans la ville russe de Sotchi ses troisièmes Jeux olympiques, du 7 au 23 février. La Toulousaine, licenciée à Courchevel mais sponsorisée par le TFC ( ! ), se veut optimiste malgré des performances individuelles et collectives très mitigées.

Que dire de cet hiver assez difficile pour les skieuses françaises ? 

Pour nous les techniciennes (slalom et géant), il est assez difficile. Pourtant, nous sommes très en forme. Il y a un noyau très dense et sur les courses annexes ou les entraînements, on est vraiment très bien. Anémone (Marmottan) par exemple, a largement les moyens de faire un podium. Mais il y a ce cap à passer en Coupe du monde. On reste confiantes car on sait qu’on a le ski et qu’on va vite.

Et vous ? 

Je n’ai pas pu exploiter mon potentiel en Coupe du monde, sauf au slalom de Lienz où je pars 52e et je finis 10e. J’ai pu le prouver en Coupe d’Europe avec deux victoires et une quatrième place en trois courses.

Vous pourriez être sélectionnée pour vos troisièmes Jeux olympiques. Qu’avez-vous retenu des deux précédents ? 

A Turin (en 2006, 34e du slalom), je ne savais pas vraiment pourquoi j’y allais et ça n’a pas été une expérience magique, à la différence de Vancouver (2010, 26e du slalom), où c’était très bien pour le côté «hors ski». En revanche, je n’étais pas dans les meilleures dispositions sur le plan sportif. Je me suis liquéfiée au départ, le stress m’avait rattrapée. Si je vais à Sotchi, je suis assez confiante. Cette fois, je n’irais pas pour voir.

Parlez-vous de politique entre skieurs et skieuses avant le rendez-vous controversé de Sotchi ? 

Non, on essaie d’éviter. En tant qu’athlète, si je suis sélectionnée, j’irai là-bas pour faire une médaille, pas pour donner mon opinion politique. J’ai une idée sur le sujet, mais je la garde pour moi.

Les Pyrénéens (elle a débuté à Peyragudes) sont rares dans le ski français…

Il y a aussi Adrien Théaux en alpin, les frères Fourcade et Marie-Laure Brunet en biathlon et les frères De Le Rue en snowboard. J’ai quand même une mentalité de Pyrénéenne. Je suis extravertie. Mais j’ai aussi appris le côté pro au fur et à mesure de mes années à Courchevel. Même si cela n’a pas été facile.

Pourquoi ? 

Quand je suis arrivée à Courchevel (en 2002), j’étais beaucoup plus cool. Mon entraîneur Pierre-Yves Albrieux m’a appris à devenir une athlète de l’équipe de France, en étant plus rigoureuse, plus ponctuelle. Plus pro tout simplement.