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Dakar 2014: Comment les pilotes luttent contre l’abandon

Dakar 2014: Comment les pilotes luttent contre l’abandon

DAKAR – De nombreux concurrents ont déjà quitté la course…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Tucuman (Argentine)

Plus le Dakar avance, plus le bivouac se rétrécit. Jeudi matin, la course s’est élancée de Chilecito dans une formation bien plus réduite qu’au départ de Rosario dimanche. Trente-trois des 152 autos engagées ont déjà quitté la course et le contingent des motos a perdu un tiers de ses effectifs avant la journée de repos samedi. C’est sans doute loin d’être fini. Pour limiter les dégâts, les organisateurs ont annulé une spéciale ce jeudi. Sur le bivouac, certains concurrents sont à la limite de l’abandon, lâchés progressivement par leur corps ou par la mécanique.
lâchés progressivement par leur corps ou par la mécanique.
Les habitués du Dakar connaissent ce tiraillement, entre l’envie de poursuivre à tout prix et celle de jeter l’éponge. «Dans cette situation on n’est jamais bien. Certains pètent les plombs et tentent le tout pour le tout un peu n’importe comment, d’autres gardent une attitude raisonnée et certains flanchent directement, explique le motard Alain Duclos. J’ai vu autant de réactions que de concurrents.»
«Beaucoup n’arrêtent pas par eux-mêmes»
La majeure partie du temps, les pilotes se refusent à renoncer à la course, sauf énorme coup dur. «Tu penses à tes soutiens financiers, aux proches qui t’ont suivi dans cette aventure, raconte un autre motard, Olivier Pain. Quand on s’inscrit au Dakar, c’est au moins dans l’optique d’aller au bout.» A l’antenne médicale, la responsable du service Florence Pommerie voit débarquer des concurrents éreintés mais déterminés à rallier l’ultime ville-étape. «On a un rôle psychologique important. Le choix de l’abandon est difficile à prendre, on sent quand on doit leur demander d’arrêter, explique le médecin. Mentalement, ce n’est pas la même chose si c’est moi qui prends la décision que si c’est eux.»
la responsable du service Florence Pommerie
La majeure partie du temps, les pilotes se refusent à renoncer à la course, sauf énorme coup dur. «Tu penses à tes soutiens financiers, aux proches qui t’ont suivi dans cette aventure, raconte un autre motard, Olivier Pain. Quand on s’inscrit au Dakar, c’est au moins dans l’optique d’aller au bout.» A l’antenne médicale, la responsable du service Florence Pommerie voit débarquer des concurrents éreintés mais déterminés à rallier l’ultime ville-étape. «On a un rôle psychologique important. Le choix de l’abandon est difficile à prendre, on sent quand on doit leur demander d’arrêter, explique le médecin. Mentalement, ce n’est pas la même chose si c’est moi qui prends la décision que si c’est eux.»
Une fois accepté, l’abandon devient un poids pour le pilote. «C’est difficile à vivre. Prendre cette décision, c’est voir une ou deux années de travail s’envoler», soupire Alain Duclos. Des regrets qui alimentent souvent l’envie d’y revenir rapidement.