Jo Le Squère : «Je souhaite que mon départ serve d'électrochoc»
Interview du président démissionnaire de l'Hermine de Nantes©2006 20 minutes
Jo Le Squère, président démissionnaire de l'Hermine de Nantes.
Pourquoi jeter l'éponge ?
Depuis que nous sommes en Pro B [1995], on ne gravit plus rien. J'en ai marre de voir des équipes passer devant nous et monter au sein de l'élite. Et depuis quelques années, j'en ai vu... Ça me fait mal au coeur, car Nantes mérite une grande équipe de basket.
Après trente ans à la tête du club, vous êtes lassé...
Un peu. Mais je souhaite surtout que mon départ serve d'électrochoc. J'en ai vécu des situations pénibles. Je l'ai fait car Nantes, c'est mon club.
On a le sentiment que le basket pro a évolué mais pas le club...
Oui, c'est un peu ça. Tous les ans, il nous manque du fric pour avoir ces un ou deux joueurs expérimentés qui feront la différence. Il n'y a pas d'angélisme dans le sport pro. Tout le monde doit en prendre conscience. Ce n'est pas normal qu'en Loire-Atlantique, on ait 25 équipes en N3, 10 en N2 mais aucune dans l'élite !
Le Football club de Nantes vous fait-il trop d'ombre ?
Moins aujourd'hui. C'est vrai que depuis vingt-cinq ans tout le monde s'en est contenté. C'était une sacré vitrine ! Il y a même des élus qui disaient : « On a le FC Nantes, on ne va pas s'emmerder avec d'autres sports ! » En France, il y a des villes où il y a autre chose qu'une équipe de foot !
Recueilli par D. P.



















