Pour Lille, «l'idéal, ce serait Arsenal»
INTERVIEW•Le président lillois, Michel Seydoux, revient sur la qualification du Losc en huitièmes de finale de la Ligue des champions.Recueilli par Stéphane ALLIES
Le président lillois, Michel Seydoux, revient sur la qualification du Losc en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Où situez-vous cette victoire historique dans le projet de développement du club?
C'est presque un exploit. Plus sérieusement, il s’agit d’un grand moment dans la vie d’un club, car on franchit un pallier supplémentaire. Un pallier qui nous permet d’acquérir une crédibilité supplémentaire et une notoriété qui permet à une logique entrepreneuriale de progresser.
Vous avez envoyé des fleurs au président d’Anderlecht [en faisant match nul contre Athènes, le club bruxellois a permis au Losc de se qualifier]?
C’est la solidarité des Flandres! Ce qui compte dans une telle compétition, c’est que tout le monde joue le jeu et qu’on ne sorte pas du sportif. Et nous, on a réussi quelque chose de sportivement exceptionnel.
Un souhait pour les huitièmes?
On a le choix entre quatre clubs anglais, un allemand et un espagnol. Bon, par rapport à l’an dernier, Manchester on commence à connaître, donc ce serait pas mal de les éviter… Idem avec Valence : on connaît le coin, puisqu’on a joué à Villareal. Par affinité et pour notre public, l’idéal ce serait Arsenal. Un club qui est un exemple pour nous et avec qui on a de nombreux points communs… au niveau des valeurs, j’entends! On essaie de reproduire leurs méthodes de stabilité.
Vous rêvez d’un coup «à la Porto» [outsiders, les Portugais avaient remporté l’épreuve en 2004]?
Moi, je n’estime pas que c’était une surprise… Franchement, on a d’ores et déjà rempli notre objectif, maintenant on va garder les pieds sur terre. Il faut savoir rester modeste et ne pas se laisser griser. Et continuer à jouer aussi bien dès dimanche, contre Saint-Etienne. On le doit à nos supporters.
Justement, la problématique du stade continue de se poser. Ce huitième de finale, vous l’envisagez au stade Bollaert [à Lens, chez le rival, où le Losc a joué ses matches de poules] ou au Stade de France [où Lille avait joué ses matches de Ligue des champions l’an dernier] ?
Ecoutez, quand on a commencé de jouer dans un stade, généralement… (silence) Bon, c’est à nous d’analyser la situation. Disons qu’on se pose la question dès aujourd’hui et qu’on vous tiendra rapidement au courant.



















