Poursuites Bernès/Matuidi (PSG) et Raiola: le tribunal se dit compétent

FOOTBALL Le joueur a un litige avec son ancien agent...

avec AFP

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Le milieu de terrain du PSG Blaise Matuidi, le 22 septembre 2013 au Parc des Princes.
Le milieu de terrain du PSG Blaise Matuidi, le 22 septembre 2013 au Parc des Princes. — F.FIFE/AFP

Le tribunal de grande instance de Paris s'est déclaré lundi compétent pour juger le litige entre le joueur du Paris SG Blaise Matuidi et son nouvel agent, l'Italien Carmine «Mino» Raiola, et Jean-Pierre Bernès, célèbre agent français de footballeurs, qui les poursuit pour rupture de contrat, a-t-on appris auprès des avocats. M. Bernès réclame 3,5 millions d'euros au milieu de terrain des Bleus et 5 millions à son nouvel agent. Il accuse le joueur de rupture abusive de contrat pour avoir dénoncé en mars un contrat dont le terme était prévu fin juin et M. Raiola d'être «à l'instigation» de cette rupture.

L'ex-dirigeant marseillais devenu agent estime notamment avoir été «évincé de certaines renégociations de contrat» du joueur avec le PSG, selon son conseil Julien Bérenger. Blaise Matuidi est sous contrat avec le club de la capitale jusqu'en juin 2014. Les défenseurs de MM. Matuidi et Raiola avaient demandé au tribunal de se déclarer incompétent.

Une prochaine audience technique le 28 janvier

Pour le premier, Me Christophe Bertrand avait demandé le renvoi à une procédure arbitrale prévue dans le contrat avec M. Bernès, ou à défaut devant le tribunal de Melun (Seine-et-Marne), dans le département de résidence de Blaise Matuidi. Le défenseur de M. Raiola, Me Paul Mauriac, avait quant à lui demandé le renvoi devant le tribunal de commerce, seul «compétent pour un litige opposant deux sociétés commerciales».

Le magistrat parisien a communiqué lundi aux avocats sa décision, rejetant les demandes de la défense. Me Bérenger s'est dit «très satisfait», assurant qu'avec cette décision «une première étape a été franchie avec succès» et que le juge avait reconnu que l'on ne pouvait juger une affaire sans l'autre.

Me Bertrand a lui aussi dit se satisfaire de cette décision. «Il fallait purger ces questions, on va pouvoir passer au fond», a-t-il dit. La prochaine audience, technique, aura lieu le 28 janvier.