L'attaquant du PSG, Jérémy Ménez (en bleu) lors d'un match des parisiens en L1 à Reims, le 22 novembre 2013.
L'attaquant du PSG, Jérémy Ménez (en bleu) lors d'un match des parisiens en L1 à Reims, le 22 novembre 2013. — AFP

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Ligue1: Des remplaçants pétillants en Champagne

FOOTBALL – Après la trêve internationale, les seconds couteaux parisiens ont assuré l’essentiel face à Reims (3-0)…

Lorsque Jérémy Ménez et Laurent Blanc se croisent près du banc de touche, la rencontre ne se termine pas forcément par un coup de pied dans une bouteille d’eau, des regards menaçants et un retour au vestiaire fracassant. Après quinze jours de trêve internationale, le match de Reims a au moins apporté cette information à une équipe où certains suppléants ont parfaitement tenu leur rang (3-0).

En l’absence de plusieurs cadres (Cavani, Lavezzi, Matuidi), laissés au repos avant le match de mercredi contre l’Olympiakos en Ligue des champions, l’auteur du deuxième but parisien n’avait pas le droit à l’erreur comme d’autres habitués du banc, Digne, Jallet et dans une moindre mesure, Rabiot que Laurent Blanc utilise de plus en plus souvent (12 matchs). Quatre profils que Didier Deschamps a pu revoir à l’œuvre, lui qui a toujours fait du temps de jeu un pré-requis indispensable à toute convocation.

Un départ au mercato?

S’il souhaite un avis extérieur, Dédé, peut déjà consulter celui de Raymond Domenech qui enverrait bien Digne, Ménez et Rabiot au Brésil en juin prochain. «Ce Ménez là peut jouer à la place de n'importe qui!», tweete le prédécesseur de Deschamps, convaincu par son match en Champagne. Pour lui comme les autres recalés du barrage contre l’Ukraine, le défi est maintenant de réitérer ce genre de prestation. A condition d’en avoir l’occasion.

Alors que l’équipe est lancée dans un marathon de neuf matchs jusqu’à Noël, soit un tous les trois jours, le coach du PSG assure que «tout le monde» sera sollicité: «Je n’aime pas parler des cas individuels mais la concurrence est là. Il faut être patient, on a une équipe qui tourne bien. Quand on vous donne la possibilité d’avoir du temps de jeu, il faut être bon. Parce que sinon, il faudra être encore plus patient.» S’ils ne parviennent pas vaincre la concurrence, une dernière option s’offre à ceux qui rêvent encore de séduire Deschamps: l’exil au mercato, à la manière d’un Mamadou Sakho. Une piste que n’exclut pas Jérémy Menez, dont le nom circulerait toujours en Italie et à Monaco.