France-Ukraine: Les messages de soutien des sportifs français à l’équipe de France

A.M., M.Go, J.L.

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L'équipe de france de foot à Kiev lors du match aller des barrages du Mondial 2014, le 15 novembre 2013.
L'équipe de france de foot à Kiev lors du match aller des barrages du Mondial 2014, le 15 novembre 2013. — FRANCK FIFE / AFP

Avant les débats tactiques, les polémiques, le choix des hommes et les conséquences d’un échec, il y a d’abord une énorme envie. Celle de tous les Français (ou presque) de voir l’équipe de France passer trois buts à l’Ukraine et de se qualifier pour le Mondial 2014. Voir les Bleus au Brésil, c’est aussi le rêve de la plupart des sportifs français, qui adressent ici aux coéquipiers de Franck Ribéry leurs messages d’encouragements.

Brahim Asloum, champion olympique de boxe en 2000: «On est tous derrière vous. Il faut serrer les dents et marquer des buts. On a envie de vibrer au Brésil avec vous. Restez concentré, ne vous dispersez pas et garder l’objectif en vue: marquer trois buts. Maintenant, il ne faut pas faire semblant et il faut y aller.» 

Amaury Leveaux, champion olympique du 4x100m (natation) en 2012: «Vous jouez pour la France, les Français veulent vous voir au Brésil. Les victoires viennent souvent après les défaites, à vous de jouer, montrez-nous que le Brésil vous anime autant que nous. Allez la France!» 

Laure Boulleau, internationale française, joueuse du PSG: «On sera toutes au stade pour vous soutenir. Tout est possible même si ça s’annonce difficile, mais ce sera d’autant plus beau si vous réalisez l’exploit. Il faut que vous lâchiez tout, après il arrivera ce qu’il arrivera, mais le plus important c’est que vous n’ayez rien à regretter. Je ne peux pas croire qu’on ne se qualifie pas.» 

Renaud Lavillenie, champion olympique de saut à la perche en 2012: «Je n’ai pas l’habitude de regarder vos matchs parce que je ne suis pas très foot. Mais là, c’est un très gros objectif et je serai devant ma télé. Ce serait déplacé de vous donner des conseils mais si je pouvais, je vous dirais qu’il ne faut pas que vous écoutiez ce qu’on dit de vous. Restez concentrés sur ce match retour. Ce n’est pas parce que les Ukrainiens ont été bons chez eux qu’ils vont l’être chez nous. Je n’ai pas envie d’être pessimiste.» 

Jérôme Pineau, cycliste professionnel: «La bataille a été perdue là-bas, mais ça se joue en deux actes. Avec toute la fierté qu’on a d’être français et le rêve de passer, c’est possible. Les vrais sportifs comprennent votre situation, et sont tous à 200% derrière vous. Vous pouvez le faire, le talent vous l’avez. Vous étiez dans le coton en Ukraine, là il faut vous libérer: faites-vous plaisir, ce n’est pas une question de vie ou de mort.» 

Emilie Fer, championne olympique de canoë-kayak en 2012: «Mardi soir, les Français seront derrière vous et fiers de vous. À vous de nous offrir un beau spectacle et de vous faire plaisir, la première partie du contrat sera remplie. Et la seconde se discutera après le match... Surtout donnez tout pour ne rien regretter.»

Armel Le Cléac’h, skipper: «Je vais bien sûr regarder ce match, qui va être encore plus compliqué surtout si les joueurs n’arrivent pas à évoluer en équipe. Mais rien n’est fini. Tant que la ligne n’est pas passée, il peut se passer n’importe quoi. Après tout, vous êtes seulement à la moitié du chemin et les Français sont des spécialistes des retournements de situation. Je pense aux rugbymen qui, dos au mur, font des choses extraordinaires. L’important est d’avoir le sentiment d’avoir tout donné à la fin du match. Le point essentiel est de réussir à se libérer de la pression.»

Vincent Clerc, rugbyman, international français: «Je crois que vous savez la déception que ça a été pour tous les Français de ne pas faire le Mondial la dernière fois il y a 20 ans. Vous avez les moyens de le faire. Je pense que vous avez eu la bonne attitude après la claque du match aller dans vos déclarations. Vous ne vous êtes pas découragés et c’est ce qu’on voulait entendre. Le 2-0 là-bas, c’est fait, mais il y a la place pour en mettre deux au Stade de France et tout jouer sur les prolongations.» 

Jérôme Fernandez, capitaine de l’équipe de France de handball: «Faites de votre mieux. Je suis bien placé pour savoir qu’obtenir des résultats en équipe nationale n’est pas simple, il faut du temps pour apprendre à vivre ensemble. Une élimination ne serait pas catastrophique, vous êtes un groupe jeune qui a de l’avenir. C’est aussi dans ces moments-là qu’on apprend. Mais le coup est encore jouable. Je suis sûr qu’avec un but rapide, l’appui du public, vous pouvez allez au Brésil et continuer à emmagasiner de l’expérience là-bas.»