Ukraine-France: Les Bleus sombrent en Ukraine et voient la Coupe du monde s’éloigner

FOOTBALL Une lourde défaite (2-0) et le Brésil est si loin…

A Kiev, Bertrand Volpilhac
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Les joueurs de l'équipe de France, à terre lors de la défaite contre l'Ukraine le 15 novembre 2013 à Kiev.
Les joueurs de l'équipe de France, à terre lors de la défaite contre l'Ukraine le 15 novembre 2013 à Kiev. — F.Fife/AFP

Tant qu’ils ont pu, les Bleus ont évacué cette semaine la question de la peur dans un match à tel enjeu, celle-là même qui les avait tétanisés lors de ces mêmes barrages, face à l’Irlande en 2009. Peut-être se croyaient-ils vaccinés ou divinement immunisés. Grossière erreur. Laminée 2-0 par l’Ukraine en match aller, l’équipe de France n’a jamais semblé aussi loin de la Coupe du monde au Brésil avant le retour, ce mardi à Paris.

Inhibée, battue dans tous les duels, techniquement à la rue, elle n’a tout simplement pas existé. On mettrait bien ça sur le compte des températures quasi-négatives de la capitale ukrainienne, mais ce serait un peu trop facile. Si l’on excepte quelques ouvertures de Ribéry, les Bleus n’ont jamais été dangereux. Pris à revers sur leurs côtés, ils auraient même pu être menés avant la mi-temps par une équipe ukrainienne agressive, bien organisée et pas si maladroite que ça.

Un pénalty concédé et un rouge pour Koscielny

Il a finalement fallu attendre le début de la deuxième et un nouvel oubli d’Eric Abidal pour l’ouverture du score la plus logique du monde après un joli mouvement collectif conclu par Zozulia. Dans un stade qui les avait déjà vus sombrer face à la Suède lors du dernier Euro (2-0), les Bleus ont reproduit à la perfection le même non-match. Mention spéciale à ce penalty stupide provoqué par Koscielny - qui a enchaîné en se faisant expulser quelques instants plus tard - et transformé par Iarmolenko à dix minutes de la fin, quasi rédhibitoire avant le match retour. On dit quasi, car une Coupe du monde au Brésil mérite qu’on se batte jusqu’au bout. Même si avec ce qu’elle a montré à Kiev, l’équipe de France n’a certainement pas les arguments pour y être.