Ariel Jacobs: «Anderlecht n'est ni wallon ni flamand»
FOOTBALL•L'ancien entraîneur du club belge nous parle du futur adversaire du PSG...Propos recueillis par François Launay
Entraîneur de Valenciennes depuis le 14 octobre, Ariel Jacobs a passé cinq ans à Anderlecht, avec qui il a été champion en 2010 et 2012. Le Belge nous parle de l’adversaire du PSG ce mercredi en Ligue des champions…
Que représente Anderlecht en Belgique?
C’est le club le plus titré. Il est à la fois très aimé et très détesté. Ce n’est pas un club wallon ou flamand. Si vous gagnez, vous appartenez à tout le monde, si vous perdez, tout le monde vous critique. C’est aussi un public très exigeant. Il faut gagner avec la manière. Même si vous gagnez sans bien jouer, le club sera critiqué.
A quoi ressemble le travail de coach d’Anderlecht au quotidien?
Il y a énormément de pression. Je n’ai pas fait d’infarctus ni de malaise mais ça m’a marqué intérieurement. J’y ai entraîné cinq ans mais les journées étaient si intenses que c’est passé très vite.
Que pensez-vous de cette équipe?
Cette saison en Ligue des champions, le club nourrissait certains espoirs pour finir à l’une des deux premières places du groupe. Mais je crois qu’ils vont surtout lutter avec l’Olympiakos (où le club s’est incliné 3-0 lors de la deuxième jorunée de poules) pour finir troisième et jouer la Ligue Europa au printemps.
Ce club est-il sur le déclin?
Oui mais c’est normal, c’est l‘évolution du foot qui veut ça. Il y a vingt ans, des bons joueurs européens étaient encore abordables pour Anderlecht. Aujourd’hui, le club n’a pas les moyens d’attirer ce genre de joueurs pour des raisons économiques.
Pourquoi le championnat belge est faible alors que l’équipe nationale est forte ?
On a dû attendre quinze ans avant de poser ces questions vu que la Belgique ne s’était plus qualifiée pour une coupe du monde depuis 2012. On reprochait aux clubs belges de ne pas trop faire attention à la formation. Mais il y a eu une vraie prise de conscience depuis. Maintenant, les clubs belges accordent beaucoup plus d’importance aux jeunes joueurs. Après, si vous prenez le noyau actuel de l’équipe nationale, la grosse majorité des joueurs évoluent à l’étranger.



















