Football : Les Olympiens ont les nerfs à vif

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L'OM a le sang chaud. Le déplacement à Troyes (1-1), samedi lors de la 15e journée de Ligue 1, a été marqué par plusieurs actes de nervosité de la part des Olympiens (7es). Malmenés en première période, les Phocéens ont tout d'abord eu la surprise en rentrant aux vestiaires de voir leur entraîneur Albert Emon pousser un coup de gueule mémorable. « Les joueurs, c'est comme mes enfants, ce sont les plus beaux, les plus forts. Mais à un moment donné, quand ça ne va pas, il faut leur dire ce que l'on pense », explique le coach marseillais, qui en deuxième mi-temps, a frôlé l'exclusion après une altercation avec le 4e arbitre. Auteur de son 3e but de la saison à la 61e minute, Toifilou Maoulida a de son côté semblé très remonté juste après avoir marqué, donnant un grand coup de pied à un panneau publicitaire, avant de s'en prendre au poteau de corner. « J'ai eu la rage sur le but, a reconnu l'attaquant olympien. Cela n'a pas été facile pour moi ces derniers temps car je n'ai pas souvent joué. »

Si Emon et Maoulida sont parvenus à rester sur le terrain jusqu'au coup de sifflet final, ce n'est pas le cas de Mickael Pagis. L'ex-Strasbourgeois, qui a perdu son sang-froid, a été exclu à la 70e minute après une vilaine faute sur Matuidi. « Micka se prend beaucoup de coups qui ne sont pas sanctionnés, assure Albert Emon. Je comprends sa nervosité, qui est aussi liée à la façon dont on joue. Il n'y a pas assez de mouvement et peu de solutions. Parfois, le joueur a l'impression d'être livré à lui-même. » A l'issue de la rencontre, ce fut au tour du capitaine Habib Beye de péter les plombs, voulant en venir aux mains avec l'attaquant troyen Zied Jaziri après s'être fait insulter. Heureusement, ses coéquipiers et quelques stadiers champenois l'ont empêché de commettre l'irréparable.

Fred Azilazian