PSG Hand: Patrice Annonay, le sauveur inattendu du PSG

Romain Scotto

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Le gardien du PSG handball, Patrice Annonay, lors de d'un match contre Chambéry le 18 septembre 2013.
Le gardien du PSG handball, Patrice Annonay, lors de d'un match contre Chambéry le 18 septembre 2013. — ISA HARSIN/SIPA

Ce n’était pas forcément prévu dans les plans des dirigeants qataris, mais pour construire son avenir doré, le PSG hand s’appuie pour l’instant sur un homme du passé. Après trois journées de championnat et deux matchs de Ligue des champions, le gardien parisien est l’une des rares satisfactions de l’équipe de Philippe Gardent, dont le retard à l’allumage devient inquiétant en ce début de saison.

Contre Chambéry ou Minsk, ses parades ont déjà sauvé le PSG d’étonnantes déculottées, même s’il n’a pu éviter la défaite à Skopje. Pour lui, l’explication n’est pas si compliquée: «Moi j’y vais avec du cœur, du mental. J’ai envie que cette équipe soit performante.» Car ce n’est vraiment le cas en ce moment. «Qu’il soit là, ça nous enlève une épine du pied, reconnaît d’ailleurs le coach du PSG hand. Ça nous laisse un peu de temps pour que Jose Manuel Sierra (l’autre gardien de l’équipe, ndlr) se mette dans le bain mais ce serait bien qu'il le soit très rapidement parce que, les saisons sont très longues et on a besoin d'une paire de gardiens qui tienne la route pour aller au bout.»

Dernier rescapé du Paris pré-Qataris avec Diaw

Depuis son arrivée à Paris il y a neuf ans, le gardien à rastas a souvent connu ce genre de situations. Désigné «numéro 2» en début de saison, le Martiniquais prend plaisir à changer la donne. «A chaque fois, il a toujours été là pour répondre présent, enchaîne Gardent, sous le charme du dernier rescapé de l’époque pré-Qataris, avec Ibrahima Diaw. A Paris, tout le monde met en avant le travail acharné d’un trentenaire, abonné aux heures sup’ dans les couloirs de Coubertin pour s’étirer. Dimanches compris. «Il ne parle pas tant que ça, mais il a un très bon esprit», note Marko Kopljar au sujet de celui qui est aussi gestionnaire d’un magasin de sport à ses heures perdues. Preuve que cette année, c’est toujours «Papat» qui tient la boutique.