Rallye d'Alsace: Pour Sébastien Loeb «cette course n'est pas la fin de tout»

Propos recueillis par Floréal Hernandez

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Le pilote français Sébastien Loeb en septembre 2013.
Le pilote français Sébastien Loeb en septembre 2013. — DANIEL ROLAND / AFP

Sur ses terres alsaciennes, Sébastien Loeb va vivre le dernier rallye de sa carrière de jeudi à dimanche. Présent par intermittence dans une saison dominée par son compatriote et rival Sébastien Ogier, le nonuple champion du monde de la spécialité entend remporter son dernier rendez-vous à la maison avant de se consacrer au WTCC, le championnat du monde des voitures de tourisme.

C’est votre dernier rallye officiel. La pression est-elle plus grande que pour un autre?

Non, car je ne joue pas un championnat. Je suis là avant tout pour me faire plaisir. Avec Citroën, on avait dit que je ferai quelques rallyes et on s’était dit que ce serait sympa de finir en France, en Alsace. Le choix a été fait pour ça. Quand je suis au volant si je peux gagner, je ne m’en prive pas. Mais je n’en fais pas une priorité absolue.

Malgré votre arrêt en rallye, votre notoriété est toujours au top. On vous arrête sans cesse pour des autographes. N’est-ce pas trop difficile de vous concentrez?

Sur ce rallye-là, ce n’est pas facile (sourire). C’est le rallye où il y a le plus de demandes autour. Par moments, je suis obligé de me protéger, de me mettre à l’écart pour pouvoir conduire ma voiture correctement. Car c’est la base du rallye.

Y a-t-il une certaine émotion avant le départ de votre dernier rallye?

Pas vraiment. Il y en aura peut-être plus quand le rallye se terminera. D’un autre côté, ce n’est pas la fin de tout. Je tourne la page du rallye mais j’ai un autre projet avec le WTCC. Je vais découvrir autre chose, d’autres endroits, tout en continuant d’évoluer dans le sport auto, en pilotant, ce qui est ma passion. Finalement, je n’ai pas de regrets d’arrêter le rallye où je n’ai plus grand-chose à prouver. Forcément, il y aura un peu d’émotion au dernier jour de course. Surtout que ça passera à Haguenau.

Sportivement, le public s’intéresse à votre duel avec Sébastien Ogier qui va être titré sur ce rallye. La rivalité existe-t-elle entre vous?

Elle donne de la saveur aux journalistes cette rivalité mais en ce qui me concerne ce n’est pas la priorité. Déjà, il y a d’autres pilotes. On n’est pas que deux à faire ce rallye. Si je peux gagner, je le ferai mais je le répète ce n’est pas une priorité. De toute façon, il va gagner son championnat et moi, je vais terminer ici.