Ligue des champions/PSG: Van der Wiel revient dans le jeu

Julien Laloye

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Le Parisien Gregory Van der Wiel lors du match contre Guingamp le 31 août 2013.
Le Parisien Gregory Van der Wiel lors du match contre Guingamp le 31 août 2013. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La première saison de Gregory Van der Wiel au PSG, opposé mercredi au Benfica en Ligue des champions, c’est encore Javier Pastore qui en parle le mieux. «Le pauvre ne parle presque à personne… Il est toujours tout seul, silencieux… Je voudrais bien aller discuter avec lui, mais je ne parle pas anglais, donc je ne peux pas.» La confidence de l’Argentin date de juin dernier dans Surface, et venant d’un joueur qui s’y connaît en débuts difficiles, elle en dit long sur la (mauvaise) intégration du latéral néerlandais dans le vestiaire parisien. Sans parler du terrain.

«Il avait besoin d’un temps d’adaptation»

Sorti du chapeau de Leonardo lors du dernier jour de mercato l’an passé, Van der Wiel débarque avec écrit finaliste –titulaire- de Coupe du monde sur le CV. La référence ne saute pas aux yeux des suiveurs lors de ses rares apparitions en L1 (17), où deux ou trois envolées offensives notables ne compensent pas trous d’air défensifs en série et replacements douteux à la pelle. «Il avait besoin d’un temps d’adaptation, rétorque Patrick Colleter, un latéral historique du PSG. On oublie qu’il est arrivé d’un championnat avec des principes de jeu différents [les Pays-Bas], il faut se faire à la Ligue 1, où on demande d’abord d’être costaud derrière.»

L’ancien latéral de l’Ajax a mis du temps à comprendre, au point d’être gentiment poussé vers l’Inter Milan cet été. Sans suite. «Si j’avais dû quitter le PSG après une saison, je l’aurais vécu comme un échec. J’ai voulu montrer que je suis assez bon pour jouer au football ici», raconte l’intéressé. Cela commence à se voir, notamment lors des gros matchs (Monaco, Olympiakos), où VDW a –presque- été le meilleur défenseur de son équipe. On est encore loin du «meilleur latéral droit d’Europe» vendu dans L’Equipe par Mino Raiola, son agent chargé du service après-vente, mais ça suffit à repousser Christophe Jallet tout au bout du banc parisien quand ça compte.

«Tant qu’il ne fait pas de grosses fautes derrière…»

«C’est un joueur technique qui est très bon attaquant, une qualité indispensable dans une équipe qui domine souvent ses matchs, appuie Colleter, qui pense que le bonhomme peut s’imposer pour de bon. Tant qu’il ne fait pas de grosses fautes derrière, il jouera et continuera à prendre confiance.» Laurent Blanc semble du même avis, même s’il continue à faire celui qui ne s’est pas décidé en public. «Christophe a débuté. Gregory a pris la place. Christophe a rejoué à Valenciennes. Personne ne se détache vraiment.» Que faudrait-il au Néerlandais pour empocher la mise? «On a vu ses qualités en attaque, j’aimerais qu’il nous montre un peu plus celles de défenseur.» Toujours ce petit malentendu à dissiper. Dès mercredi contre Benfica, ce serait une riche idée.