Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
«Reste derrière moi! reste derrière moi!»

«Reste derrière moi! reste derrière moi!»

«C'est un flic, c'est un flic»,«sale nègre», ou «Bleu Blanc Rouge, la France aux Français» criaient les assaillants du policier qui a ouvert le feu tuant un supporter du PSG et en blessant un autre, raconte sur le site de L'Express le journaliste Philippe Broussard qui était sur place.


Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de l'Express, ancien journaliste sportif et spécialiste du milieu hooligan, qui était sur place, raconte qu'à la fin du match «quelques centaines de Parisiens, pour la plupart très jeunes» cherchaient «à s'en prendre, ici ou là, à des supporteurs adverses». Puis il distingue vers la station de bus «certains Parisiens qui semblent poursuivre quelqu'un».


«Reste derrière moi! Reste derrière moi!»

Il voit alors un homme marchant à vive allure au milieu de la chaussée : «C'est un noir d'une trentaine d'années, assez grand vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile», témoigne ce journaliste. Broussard constate qu'il cherche à protéger quelqu'un lui en lançant : «Reste derrière moi! Reste derrière moi!».


L'homme se réfugie dans un restaurant McDonald's alors que «plusieurs personnes crient "il a un flingue" puis "un coup de feu claque». C'est là que le journaliste comprend qu'il s'agit d'un policier : «“C'est un flic, c'est un flic!“», crient les assaillants, qui semblent également découvrir sa qualité de policier" alors que d'autres continuent d'hurler “sale nègre” ou “Bleu, Blanc, Rouge, la France aux Français”».


«Peut-on estimer qu'il a agi en situation de légitime défense? S’interroge le journaliste de l’Express. Seule certitude : plusieurs dizaines de personnes se précipitaient sur lui et voulaient l'agresser en raison de sa couleur de peau».