Luc Abalo: «On ne va pas lâcher le coach parce qu'on a du mal»

Propos recueillis par R.S.

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Le handballeur du PSG Luc Abalo, le 1er septembre 2013.
Le handballeur du PSG Luc Abalo, le 1er septembre 2013. — G. VARELA / 20 MINUTES

Une victoire en Ligue des champions, même par quatre buts d’écart, contre Minsk (34-30) n’efface pas tout. Surtout quand elle est longue à se dessiner. Les joueurs du PSG handball espéraient un début de saison un peu moins poussif, après un Trophée des champions raté et une victoire étriquée en championnat (d’un but contre Chambéry). Pour l’ailier international Luc Abalo, il n’y a pourtant pas lieu de s’affoler. Le groupe aurait toujours confiance en son coach, Philippe Gardent…

Cette victoire contre Minsk (34-30) a mis du temps à se dessiner, comment l’expliquez-vous?

Ça n’a pas été simple mais pour la confiance, c’est bien. On a eu du mal à se lâcher. L’événement est particulier pour nous. On a joué avec un peu de stress. On a mis du temps à courir et à faire de belles choses.

On ne retient que la victoire finalement…

L’envie de gagner est toujours là. Mais après, la dynamique qu’on avait en début de saison ne nous a pas aidés à nous lâcher pour entamer cette Ligue des champions. On a perdu des matchs, gagné un match en championnat difficilement (d’un but contre Chambéry). Donc pour la confiance, ce n’est jamais bon.

Cette victoire peut-elle être un déclic pour lancer votre saison?

Ce n’était pas la grosse panne. On est maintenant sur une grosse dynamique. On a raté des choses, mais cela fait partie de notre sport. Un jour, un joueur est en réussite, l’autre jour, c’en est un autre. Jusque-là, ce n’était pas catastrophique. Mais on est exigeants avec nous-mêmes et on ne s’attendait pas à un début de saison comme celui-ci et pour nous, on a mal commencé. Mais ça arrive.

Avez-vous ressenti du doute?

Il y en a toujours au haut niveau… C’est ce qui nous permet d’être meilleurs. Et d’apprécier ces victoires-là. Maintenant, il faut essayer de commencer les prochains matchs sans pression, sans doute pour faire de belles choses.

Le groupe a-t-il lâché le coach, Philippe Gardent?

Vous avez entendu ça? Je pense que quand on n’est pas bons, les rumeurs sont plus importantes. Celle-ci n’est pas sortie de l’équipe. On est solidaires. Malgré le recrutement, le nouveau projet, on sait qu’on ne gagne pas une compétition en claquant des doigts, ça se fait petit à petit. On savait qu’on allait être en difficulté en début de saison. On ne va pas lâcher le coach. On ne va pas lâcher un coéquipier parce qu’on a du mal. Là, individuellement, on se remet tous en question et on se regarde tous dans la glace avant de juger les autres. Et c’est ce qui nous a permis de faire un bon match. Moi personnellement, toutes les équipes dans lesquelles j’ai évolué, ont fait preuve de solidarité et grâce à cela, on a gagné des matchs. C’est l’exemple à prendre dans ces moments de difficulté. Il faut être solidaire. La victoire, ça soude toujours.

Qu’attendez vous du match contre Metalurg Skopje dans une semaine en Macédoine?

Sincèrement, on ne sait pas ce qu’on va rencontrer. C’est une équipe qui a beaucoup recruté. Il y a eu beaucoup de mouvements dans le handball récemment. Contre Minsk, c’était pareil. Les équipes changent. On va vers du nouveau. Le public français va découvrir un nouveau handball et de nouvelles équipes.