Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Top 14: Marc Andreu, le petit atout du Racing Métro

Top 14: Marc Andreu, le petit atout du Racing Métro

RUGBY – L'ailier, qui mesure 1,70m, est souvent opposé à d'imposants joueurs…
Romain Baheux

Romain Baheux

Là encore, ses adversaires le regarderont de haut. Non pas que les Toulousains, hôtes du Racing-Métro ce mercredi soir, aient un quelconque mépris pour Marc Andreu, mais ils n’ont tout simplement pas d'autres angles de vue. Du haut de ses 170 centimètres, la recrue francilienne possède le statut de plus petit ailier du Top 14. Dans un rugby où la puissance et la dimension athlétique dominent, on ne se bat pas franchement pour lui disputer la première place. «Cette taille, on la compense par l’envie, le mental, la technique, le jeu au pied, détaille Andreu, arrivé de Castres avec ses entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit à l’intersaison. Je ne suis pas l’unique joueur dans ce registre dans le championnat et ça me fait plaisir de voir réussir des joueurs de ma taille.»

«Quand un mec de 100 kilos arrive, je le subis mais je ne m’échappe pas»
Ils ne sont pas légion. Contre Toulouse, le Racing Métro s’appuiera sur l’autre aile sur le Fidjien Virimi Vakatawa, son mètre quatre-vingt-cinq et ses quatre-vingt-douze kilos. Puissants, véloces et venus des îles du Pacifique, des ailiers comme la star clermontoise Napolioni Nalaga font figure de colosses à côté de l’international tricolore. Et quand il s’agit de défendre sur une armoire à glace lancée à pleine vitesse, la tâche se complique encore davantage.
Toulouse
Ils ne sont pas légion. Contre Toulouse, le Racing Métro s’appuiera sur l’autre aile sur le Fidjien Virimi Vakatawa, son mètre quatre-vingt-cinq et ses quatre-vingt-douze kilos. Puissants, véloces et venus des îles du Pacifique, des ailiers comme la star clermontoise Napolioni Nalaga font figure de colosses à côté de l’international tricolore. Et quand il s’agit de défendre sur une armoire à glace lancée à pleine vitesse, la tâche se complique encore davantage.
«Quand quelqu’un veut imposer son physique, il faut l’affronter. Le mental et l’envie de bien faire nous fait nous surpasser, raconte l’ancien ailier du XV de France Philippe Bernat-Salles, 77 kilos pour 1,80 mètre lors de sa période professionnelle. Dès les catégories de jeunes, on voit que les plus petits sont les plus teigneux parce qu’ils veulent compenser.» Avec le temps, la technique à adopter face aux joueurs plus imposants est rodée. «Quand un mec de 100 kilos arrive, je ne vais pas le prendre, le retourner et venir le gratter. Je vais plutôt le subir mais je ne m'échapperai pas, raconte Andreu. Quand tu les prends aux jambes, ils finissent par tomber.»
XV de France
«Quand quelqu’un veut imposer son physique, il faut l’affronter. Le mental et l’envie de bien faire nous fait nous surpasser, raconte l’ancien ailier du XV de France Philippe Bernat-Salles, 77 kilos pour 1,80 mètre lors de sa période professionnelle. Dès les catégories de jeunes, on voit que les plus petits sont les plus teigneux parce qu’ils veulent compenser.» Avec le temps, la technique à adopter face aux joueurs plus imposants est rodée. «Quand un mec de 100 kilos arrive, je ne vais pas le prendre, le retourner et venir le gratter. Je vais plutôt le subir mais je ne m'échapperai pas, raconte Andreu. Quand tu les prends aux jambes, ils finissent par tomber.»
«Il y aura toujours de la place pour des joueurs comme ça»
Revenu chez les Bleus cet été lors de la tournée en Nouvelle-Zélande après près de trois ans d’absence
Revenu chez les Bleus cet été lors de la tournée en Nouvelle-Zélande après près de trois ans d’absence, l’ailier entend surfer sur le titre de champion acquis avec Castres. Au Racing, il devra imposer sa singularité dans un effectif assez dense. «Il est vif, il me fait penser à Christophe Dominici avec cette tonicité et cette intelligence de jeu, estime Bernat-Salles. Il y aura toujours de la place pour des joueurs comme lui au milieu de tous ces colosses.» Ses entraîneurs en sont convaincus.
il me fait penser à Christophe Dominici
Revenu chez les Bleus cet été lors de la tournée en Nouvelle-Zélande après près de trois ans d’absence, l’ailier entend surfer sur le titre de champion acquis avec Castres. Au Racing, il devra imposer sa singularité dans un effectif assez dense. «Il est vif, il me fait penser à Christophe Dominici avec cette tonicité et cette intelligence de jeu, estime Bernat-Salles. Il y aura toujours de la place pour des joueurs comme lui au milieu de tous ces colosses.» Ses entraîneurs en sont convaincus.