Football : Burruchaga, la «conscience tranquille»

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Treize années et un océan. C'est ce qu'il a fallu à Jorge Burruchaga pour se dépêtrer de l'affaire VA-OM. Aujourd'hui entraîneur à Buenos Aires, le champion du monde 1986 avec l'Argentine de Maradona fut à l'épicentre en 1993 du plus grave séisme qu'ai traversé le football français. Mais alors que son ancien club s'apprête à retrouver Marseille dimanche, lors de la 13e journée de L1, Burruchaga évoque cette période avec réticence. « Reparler de cette affaire, ça n'a plus de sens », explique l'ancien milieu de terrain valenciennois, condamné en mai 1995 à six mois de prison avec sursis et 5 000 francs d'amende, pour avoir accepté de laisser filer le match contre le futur champion d'Europe. « J'ai toujours été innocent. Là-dessus, j'ai la conscience tranquille, et je n'ai pas de problème pour dormir », élude l'Argentin, resté plus célèbre en France pour son rôle dans l'affaire que pour ses 10 buts en 34 matchs avec Valenciennes lors de la saison 1992-93. Le temps et l'éloignement ont joué leur rôle, et il trouve aujourd'hui que son image « n'a pas été salie par cette affaire ».

Jorge Burruchaga est pourtant rentré dare-dare dans son pays une fois que les révélations ont commencé à tomber. Et c'est là-bas qu'il s'est refait une virginité, en terminant sa carrière en 1998. « Aujourd'hui, j'ai 44 ans et j'ai la chance d'être l'entraîneur d'Independiente, une institution en Argentine. » Pour lui, la page est tournée. Et pour les Nordistes ?

A Buenos Aires, Hernan Ameijeiras