Ligue1: PSG-Monaco, qui est le mieux armé pour le titre?
FOOTBALL – Les deux «nouveaux riches» entament chacun la saison avec leurs armes…R.S.
Un champion en titre et un promu peuvent partager une ambition commune. Gagner la Ligue1 est l’objectif des deux clubs cette saison, même si le mot «titre» n’est pas assumé par tous les joueurs de l’AS Monaco. En attendant voici les arguments du PSG et de l’ASM à quelques jours de la reprise du championnat, vendredi soir…
L’effectif: Avantage PSG. Comme dans une maison neuve qu’on aménage année après année, les dirigeants parisiens ont eu le temps d’appliquer plusieurs couches d’enduit au nouveau PSG. En trois mercatos d’été, un groupe solide s’est construit où le remplaçant du remplaçant reste un joueur international, régulièrement appelé en sélection. Toute la différence avec l’ASM, sa demi-douzaine de starlettes et son banc de touche encore fragile. Sur le Rocher, les recrues du mercato ont fait glisser sur la touche les titulaires de la saison passée, comme ce fut le cas à Paris il y a deux ans. «Le PSG part avec un certain avantage, ils ont de bons joueurs et une équipe déjà construite», concède d’ailleurs le néo-Monégasque Ricardo Carvalho. Sans pitié pour les Emmanuel Rivière, Valère Germain, Mounir Obbadi, Gary Coulibaly ou Chris Malonga, que seul le mercato hivernal pourra sauver.
L’entraîneur: Blanc et Ranieri sur un pied d’égalité. A la tête de deux formations taillées pour gagner à (très) court terme, les deux coachs n’auront pas de joker en cours de saison. Le premier enchaînement de résultats négatifs pourrait couter leur tête à Blanc et Ranieri. «De ce point de vue là, ils sont dans la même situation. Ce sera dur pour tous les deux», note Daniel Bravo, consultant Canal+. Côté vécu, l’Italien a l’avantage de mieux connaître le club où il est arrivé il y a un an. Blanc a lui l’obligation de s’adapter à une équipe déjà en place, «qu’Ancelotti a mis du temps à créer. Même si Blanc garde son système, il faudra s’adapter, trouver les automatismes», poursuit Bravo qui balaie aussi l’argument de «l’expérience» supposée de Ranieri pour manager des grands noms. Le technicien italien est aussi l’homme qui a été viré de l’Inter, la Juve, la Roma par le passé. Et qui malgré ses passages dans de clubs huppés, n’a presque rien gagné.
Le contexte: Avantage Monaco. Sans Coupe d’Europe à jouer, Falcao et sa bande n’ont qu’un seul terrain où briller réellement cette année: la Ligue1. Dans le même temps, Paris a l’obligation de confirmer son titre et son quart de finale de Ligue des champions. «Il y aura forcément plus de pression sur tout le monde à Paris», analyse Bravo. Le départ de Carlo Ancelotti, avec qui plusieurs joueurs phares partageaient des liens très forts, doit aussi être digéré dans le vestiaire du PSG.
Environnement: Avantage PSG. Pour avoir évolué dans les deux clubs, Daniel Bravo est catégorique: «Il est bien plus difficile de se motiver à Monaco qu’à Paris.» Sur le Rocher, «tout est beau, tout est calme et dans le foot, il faut de l’engouement, de la passion.» Malgré un noyau de 3.500 abonnés et un petit kop, le stade Louis II reste une enceinte de curieux, attirés par les promesses du président Rybolovlev plus que par une âme de supporters. «Il faut s’habituer à ce relatif anonymat. Falcao sera porté par l’envie de marquer mais il va voir que c’est le jour et la nuit avec l’ambiance de l’Atlético Madrid.» Un «problème» que ne connaît pas vraiment Paris. Zlatan Ibrahimovic a même été séduit la saison dernière par l’ambiance du nouveau Parc, lui qui a eu tout l’été pour corriger son fameux: «Ici ci Paris!»


















