Polar au labo antidopage
Le laboratoire de Châtenay-Malabry a été victime de piratage informatique.Dopage et piratage, le nouveau cocktail détonnant révélé mardi matin par «L’Equipe». Selon le quotidien sportif, le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) a été victime de piratage informatique. Les autorités de tutelle du LNDD ont déposé plainte et l'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). Pour «L’Equipe», «les informations contenues dans le système du laboratoire français sont très sensibles et concernent des dossiers de dopage explosifs», dont ceux «des deux cyclistes américains Lance Armstrong et Floyd Landis».
Cette intrusion se double d’une manipulation et d’une tentative de déstabilisation du labo français. Des mails et des courriers datés de septembre, accompagnés de documents piratés auprès du laboratoire, sortis de leur contexte et reconstitués, tentent de démontrer que le LNDD est coutumier d'erreurs d'analyses. Ils ont été envoyés, dévoile le quotidien sportif, à des institutions sportives et des laboratoires étrangers.
Selon «L'Equipe», l'OCLCTIC aurait identifié l'un des complices du piratage, qui serait un proche de Floyd Landis, convaincu de dopage à la testostérone après sa victoire dans le dernier Tour de France par une analyse effectuée à Châtenay-Malabry et qu'il a toujours contestée.
Le laboratoire de Châtenay-Malabry est également la cible, depuis plusieurs mois d'attaques de Lance Armstrong. Le septuple vainqueur du Tour de France a plusieurs fois mis en cause le LNDD auteur de ses contrôles positifs à une substance dopante, l’EPO, en 1999, révélés en 2005 par l'Equipe.



















