Mauresmo tombe sur un os en finale
Finaliste inattendue du Masters féminin de Madrid, Amélie Mauresmo n'a rien pu faire face à Justine Henin-Hardenne hier. La Française a craqué dans les moments décisifs, s'inclinant (6-4, 6-3) face à une joueuse qu'elle avait pourtant battue deux jou...©2006 20 minutes
Finaliste inattendue du Masters féminin de Madrid, Amélie Mauresmo n'a rien pu faire face à Justine Henin-Hardenne hier. La Française a craqué dans les moments décisifs, s'inclinant (6-4, 6-3) face à une joueuse qu'elle avait pourtant battue deux jours plus tôt en match de poule. Inefficace au service, Mauresmo a même commis la double faute fatale sur la balle de match. « Elle était meilleure que moi aujourd'hui. Je n'ai pas su reproduire le niveau de jeu de la veille face à Clijsters, c'est dommage. Ce match m'a coûté beaucoup d'énergie, j'étais un peu fatiguée et j'ai mal servi. Cela fait beaucoup. Justine a saisi sa chance, pas moi », regrettait la Française, battue au cours d'un match où les deux joueuses auront concédé neuf fois leur mise en jeu.
Déjà assurée de passer nº 1 mondiale au classement de la WTA publié aujourd'hui, après sa victoire en demi-finale sur Maria Sharapova, Justine Henin-Hardenne a remporté le premier Masters de sa carrière. A 24 ans, la Wallonne efface ainsi les grosses déceptions vécues en finale de l'Open d'Australie et de Wimbledon, où elle avait cédé deux fois contre... Mauresmo. « C'est la première fois que je joue aussi bien pour ce dernier rendez-vous de l'année. Ce n'est pas ma meilleure surface, mais j'ai su être très agressive sur chaque point. C'est fantastique », se félicitait la Belge, revenue au sommet après une absence de près de deux mois en raison d'une blessure au genou. « Cela a été dur et je ne m'attendais pas à gagner ici », reconnaissait d'ailleurs Henin-Hardenne, qui n'aura pas usurpé son leadership mondial. La Belge est en effet devenue la première joueuse depuis Steffi Graf en 1993 à disputer les finales des quatre tournois du Grand Chelem et du Masters la même année.
Gaël Anger



















