Le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur la lutte contre le dopage.
Le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur la lutte contre le dopage. — AFP PHOTO / JOEL SAGET

DOPAGE

Dopage: Le cyclisme demande «une équité de traitement»

Après la révélation d'une liste de dopés datant de 1998...

La Ligue nationale de cyclisme (LNC) a réclamé jeudi «l'instauration d'une équité de traitement entre tous les sports», au lendemain de la publication du rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur la lutte antidopage. «Le cyclisme français, ses équipes et ses coureurs ont sans doute fait plus d'efforts pour lutter contre le dopage que n'importe quelle autre discipline sportive, quitte à révéler et à sanctionner les fautifs», explique la LNC dans un communiqué.

«Parmi les 60 propositions parlementaires, certaines sont déjà en application dans le cyclisme, preuve que le cyclisme est dans le vrai!», relève la Ligue présidée par Marc Madiot, ancien vainqueur de Paris-Roubaix et directeur sportif de l'équipe FDJ.fr. La LNC se félicite de «la volonté des sénateurs d'accroître les moyens de recherche, de détection et de contrôle appartenant à l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage)» et estime que cette dernière a «depuis de nombreuses années fait preuve de sa compétence et de son efficacité, en dépit des obstacles qui ont pu lui être opposés».

«La LNC est attristée par la place prédominante accordée par les sénateurs à une liste de prélèvements concernant en totalité des coureurs cyclistes»

Mais «la LNC est attristée par la place prédominante accordée par les sénateurs à une liste de prélèvements concernant en totalité des coureurs cyclistes», ajoute le communiqué. «La suspicion qui entoure aujourd'hui le monde du cyclisme est légitime, concède la LNC. La présence d'EPO dans les échantillons de coureurs ayant participé au Tour de France 1998 et 1999 n'est en aucun cas une surprise au vu de la période en cause».

Pourtant, «depuis, les systèmes de prévention, de détection et de sanction ont nettement progressé, notamment sous l'impulsion des groupes cyclistes français, de leurs dirigeants et de leurs coureurs. Ces acteurs ont initié et favorisé la mise en place de systèmes de contrôles de performances, ainsi qu'une transparence totale sur les méthodes d'entraînement. Le rapport parlementaire n'en fait pourtant pas référence», note-t-elle encore.

«Depuis sa création, insiste-t-elle, la LNC a fait de la lutte antidopage sa priorité, que ce soit dans le cadre de compétitions faisant l'objet ou non d'une couverture médiatique. Il s'agit non seulement d'une question d'équité et crédibilité dans le déroulement des compétitions cyclistes et surtout d'une impératif de santé publique».

Le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur l'efficacité de la lutte contre le dopage, qui a été dévoilé mercredi, fait état de 60 propositions. En annexe, les parlementaires ont publié les éléments permettant de déterminer les coureurs qui ont eu recours à l'EPO dans les Tour de France 1998 et 1999.