Euro de basket 2013: «Notre équipe a de la gueule», s’enthousiasme Vincent Collet

Propos recueillis par Romain Scotto
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Vincent Collet, le sélectionneur de l'équipe de France de basket, en 2011, lors de l'Euro lituanien.
Vincent Collet, le sélectionneur de l'équipe de France de basket, en 2011, lors de l'Euro lituanien. — PETRAS MALUKAS / AFP

L’Euro ne débute que dans un mois et demi (du 4 au 22 septembre), mais pour les joueurs de l’équipe de France, l’aventure débute dès cette semaine avec un stage de préparation à l’Insep. Réunis autour de Vincent Collet, les 17 sélectionnés (Tony Parker et Nando de Colo arriveront un peu plus tard) se mettront au travail dans les jours à venir avec l’espoir d’intégrer la liste des 12 joueurs appelés à l’Euro. En attendant, le sélectionneur fait le point sur l’état des troupes…

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce stage de préparation?

Il y a de l’enthousiasme comme avant toute nouvelle campagne. On a pu mesurer que l’intégration de certains jeunes joueurs apporte cet enthousiasme dont on va avoir besoin pour atteindre nos objectifs. La présence permanente de l’équipe de France dans les grandes compétitions est un objectif très fort. La fédération repart sur un cycle de quatre ans. La qualification pour le championnat du monde (finir dans les six premiers) est déjà un premier objectif ce qui n’empêche pas de viser plus haut.

Quand sera dévoilée la liste définitive des joueurs sélectionnés?

Précisément, je ne sais pas. Il y a toujours de la marge. On va essayer de se donner les moyens d’avoir l’équipe qui nous corresponde le mieux. On a une idée précise. A priori, j’aimerais mon groupe de douze à la fin du tournoi de Strasbourg, au début du stage d’Antibes. Il y aura eu cinq matchs de disputés à ce moment-là. Je veux qu’il y ait des matchs pour mettre les joueurs en situation de compétition.

Qu’attendez-vous de vos meneurs remplaçants derrière Tony Parker?

On va évaluer leur capacité à driver le groupe et la complémentarité avec Tony et les autres joueurs. Les matchs seront de meilleurs juges de paix que de simples entraînements. On va gérer Tony dans la première partie de la préparation après la saison très chargé qu’il a vécu. Dans la première partie des matchs de préparation, on l’utilisera raisonnablement. Il ne jouera pas 30 minutes par match.

Allez-vous aborder le sujet des forfaits de certains joueurs?

Je l’aborderai dans la première intervention qu’on fera ensemble. Mais après, on ne le refera pas. J’en ai déjà parlé. Maintenant on a un groupe. Et je trouve que ce groupe a de la gueule. On est parti sur une autre aventure, pas forcément avec tous les joueurs qu’on avait imaginés quelques mois en arrière. Mais malgré tout avec un groupe qui a du corps. Les jeunes auront l’occasion de saisir cette magnifique opportunité. C’est une grande fierté de faire partie de l‘équipe de France.

L’objectif d’être champion d’Europe est-il toujours réaliste?

Il le semble que c’est trop tôt pour en parler. J’aimerais voir évoluer ce nouveau groupe. De prime abord, le chemin semble difficile. C’est parfois dans ces conditions-là que les plus belles histoires peuvent s’écrire. Il faut être conscient que ce groupe est différent. Il faudra avoir un état d’esprit commando. La jeunesse peut nous apporter des ressources insoupçonnées. Il faudra se serrer les coudes.

Quels ont été la démarche et le discours pour attirer Johan Petro?

La démarche a été simple. Quand on a appris le forfait de Ronny (Turiaf), on s’est replié sur les solutions potentielles. Johan en fait partie. Il a dit à quel point il voulait revenir. Il n’y a pas eu de problème d’attitude quand je l’ai écarté en 2009. C’était un problème de basket. On a évacué ce passage-là. Cette année, je lui ai exprimé l’intérêt qu’il pouvait avoir de venir en équipe de France. Il y a une place à prendre, il en est conscient.