Tour de France 2013: Stéphane Heulot, le manager de l'équipe Sojasun, «déteste l’image de l'équipe qui montre le maillot»
CYCLISME – Son coureur Julien Simon a manqué de peu la victoire d'étape samedi…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Lyon (Rhône),
Très touché, il s’engouffre rapidement dans le bus de son équipe. Julien Simon est passé très près. Repris sous la flamme rouge par le groupe de poursuivants, le coureur de Sojasun a failli être le premier Français vainqueur d’une étape sur ce Tour de France, finalement remportée par l’Italien Matteo Trentin. Très déçu, son manager Stéphane Heulot regrette les derniers kilomètres de l’étape mais espère voir de nouveau son équipe en tête.
Très touché, il s’engouffre rapidement dans le bus de son équipe. Julien Simon est passé très près. Repris sous la flamme rouge par le groupe de poursuivants, le coureur de Sojasun a failli être le premier Français vainqueur d’une étape sur ce Tour de France, finalement remportée par l’Italien Matteo Trentin. Très déçu, son manager Stéphane Heulot regrette les derniers kilomètres de l’étape mais espère voir de nouveau son équipe en tête.
Quel est votre sentiment après cette étape que votre coureur a failli remporter?
Je suis déçu. Une victoire aurait concrétisé beaucoup d’investissement et de travail pour Julien. C’est lui le premier déçu, il a attaqué au bon endroit. Je suis déçu mais je le suis surtout pour lui.
Votre équipe est très souvent présente dans les échappées mais ça ne va jamais au bout…
Je suis désolé mais aujourd’hui, ça va au bout et on est devant. Je déteste l’image de l’équipe qui montre le maillot ou qui anime l’étape. On anime pour aller au bout et pour avoir des résultats. Ce n’est que partie remise. On va remettre ça car on s’en rapproche. Maintenant, c’est le Tour de France et le niveau est très élevé.
Je suis désolé mais aujourd’hui, ça va au bout et on est devant. Je déteste l’image de l’équipe qui montre le maillot ou qui anime l’étape. On anime pour aller au bout et pour avoir des résultats. Ce n’est que partie remise. On va remettre ça car on s’en rapproche. Maintenant, c’est le Tour de France et le niveau est très élevé.
Comment avez-vous vécu cette fin d’étape?
De manière très intense. Son attaque était préméditée. On savait que ça allait tergiverser s’il prenait quelques secondes d’avance et ça a été le cas. Quelques équipes étaient bien représentées dans l’échappée et elles ont maîtrisé Julien. Il s’est beaucoup retourné dans le final et c’est son gros défaut. Je n’ai rien à lui reprocher, j’ai vu le coureur que j’aimais. Il a fait une magnifique étape.
Qu’est-ce qui a manqué pour aller au bout?
C’est un final sur le Tour, c’est intense. C’est du haut niveau. On ne lâche rien mais c’est comme ça…



















