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Euro Féminin: Doit-on miser un euro sur les Bleues ?

Euro Féminin: Doit-on miser un euro sur les Bleues ?

FOOTBALLOpposée ce vendredi à la Russie pour son entrée dans la compétition, l’équipe de France féminine vise le titre continental…
Stéphane Marteau avec Nicolas Stival

Stéphane Marteau avec Nicolas Stival

Elle n’a jamais fait mieux qu’un quart de finale à l’Euro (en 2009) et pourtant, l’équipe de France féminine figure parmi les favorites de l’édition 2013 qui a débuté mercredi, en Suède. Alors qu’elles entrent en lice ce vendredi face à la Russie, les Bleues doivent ce statut à leurs parcours au Mondial 2011 (4e) puis l’an dernier lors des JO de Londres (4e), mais aussi aux résultats obtenus par les joueuses de l’OL, victorieuses de la Ligue des champions en 2011 et en 2012, qui forment l’ossature de la sélection de Bruno Bini. « Les filles sont habituées au haut niveau et doivent viser au minimum une place dans le dernier carré », lance Hervé Didier, l’entraineur de l’AS Saint-Etienne. « 90% de l’effectif a été formé à Clairefontaine. En termes d’automatismes, on ne peut pas faire mieux », souligne Sonia Bompastor. Evincée de l’équipe de France après les Jeux de Londres, l’ancienne internationale, qui vient de mettre un terme à sa carrière, estime que les Bleues n’ont pas « à rougir par rapport à l’Allemagne et à la Suède, les deux autres favoris de l’Euro. » « Quand on discute avec les meilleures joueuses mondiales, toutes s’accordent à dire que c’est l’équipe de France qui a actuellement le plus de potentiel. Elle a le talent pour être championne d’Europe. »


Manque d’efficacité offensive

Cécile Locatelli n’en doute pas non plus. Mais l’ancien défenseur international, qui officie comme consultante sur Eurosport durant l’Euro, constate qu’il manque aux Bleues « toujours quelque chose pour gagner ce titre que tout le monde attend. » « L’équipe de France a un gros collectif et n’a pas spécialement de failles dans son jeu, mais elle n’a peut-être pas les individualités capables de faire basculer une rencontre, contrairement à la Suède, par exemple, qui peut compter sur Lotta Schelin. »

Dégager une véritable hiérarchie au poste de gardienne pourrait résoudre quelques problèmes. Mais pour Hervé Didier, le principal souci se situe en attaque. « Il y a un manque d’efficacité. Les Françaises se procurent des occasions mais ont du mal à les concrétiser. » « Si cela se produit durant l’Euro, ce sera compliqué d’aller au bout », note Cécile Locatelli. Et de pointer du doigt le niveau du championnat de France. « Il est très moyen. Du coup, nos attaquantes sont en difficultés sur la scène internationale face à des adversaires bien organisés défensivement et qui ont du répondant. » Elisabeth Loisel leur conseille de « jouer un peu plus collectivement dans les 30 derniers mètres. Sur les derniers matchs que j’ai vus, il y a plus d’actions individuelles que collectives dans l’animation offensive », souligne l’ancien sélectionneur national (1997-2007) qui a eu beaucoup plus de problèmes à régler à une époque où les Bleues étaient bien moins compétitives qu’elles ne le sont aujourd’hui.