Tour de France 2013: Quand la Sky abandonne Christopher Froome

Romain Baheux
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Le maillot jaune Christopher Froome dans la deuxième étape pyrénenne le 7 juillet 2013.
Le maillot jaune Christopher Froome dans la deuxième étape pyrénenne le 7 juillet 2013. — AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

De notre envoyé spécial à Bagnères-de-Bigorres (Hautes-Pyrénées),

Christopher Froome s’est senti seul dimanche dans les Pyrénées. Ou plutôt esseulé. Leader d’une formation Sky annoncée comme la meilleure équipe du monde, le maillot jaune a franchi quatre cols sans le moindre équipier à ses côtés. Inquiétant quand on vise la victoire finale et surtout quand on sait que le collectif ultra-rodé de la formation anglaise avait en partie permis à Bradley Wiggins de remporter le Tour de France l’an dernier. «L’équipe a connu l’une de ses journées les plus difficiles», admet son patron Dave Brailsford.
Tour de France
Christopher Froome s’est senti seul dimanche dans les Pyrénées. Ou plutôt esseulé. Leader d’une formation Sky annoncée comme la meilleure équipe du monde, le maillot jaune a franchi quatre cols sans le moindre équipier à ses côtés. Inquiétant quand on vise la victoire finale et surtout quand on sait que le collectif ultra-rodé de la formation anglaise avait en partie permis à Bradley Wiggins de remporter le Tour de France l’an dernier. «L’équipe a connu l’une de ses journées les plus difficiles», admet son patron Dave Brailsford.
Alejandro Valverde: «On a démonté la Sky»
Samedi, la prestation collective de la Sky avait été assez médiocre avec seulement trois coureurs présents au pied de la dernière ascension. Un bilan gommé par la démonstration de Froome et Porte, impressionnants à Ax 3 Domaines (Ariège). Dimanche, les gros rouleurs ont encore craqué mais cette fois, l’Australien n’a pas non plus tenu la distance. Il a abandonné Froome dans l’ascension du col de Menté, deuxième difficulté de la journée située à plus de cent kilomètres de l’arrivée et a perdu près de dix-huit minutes et toutes ses ambitions de podium. Une journée cauchemardesque achevée par l’arrivée hors-délais et l’élimination de l’un des piliers de l’équipe britannique, le Biélorusse Vasil Kiryienka. «On a démonté la Sky», se félicite l’Espagnol Alejandro Valverde, deuxième du général en sortant des Pyrénées.
Un bilan gommé par la démonstration de Froome et Porte, impressionnants à Ax 3 Domaines (Ariège).
Samedi, la prestation collective de la Sky avait été assez médiocre avec seulement trois coureurs présents au pied de la dernière ascension. Un bilan gommé par la démonstration de Froome et Porte, impressionnants à Ax 3 Domaines (Ariège). Dimanche, les gros rouleurs ont encore craqué mais cette fois, l’Australien n’a pas non plus tenu la distance. Il a abandonné Froome dans l’ascension du col de Menté, deuxième difficulté de la journée située à plus de cent kilomètres de l’arrivée et a perdu près de dix-huit minutes et toutes ses ambitions de podium. Une journée cauchemardesque achevée par l’arrivée hors-délais et l’élimination de l’un des piliers de l’équipe britannique, le Biélorusse Vasil Kiryienka. «On a démonté la Sky», se félicite l’Espagnol Alejandro Valverde, deuxième du général en sortant des Pyrénées.
Une journée cauchemardesque
Samedi, la prestation collective de la Sky avait été assez médiocre avec seulement trois coureurs présents au pied de la dernière ascension. Un bilan gommé par la démonstration de Froome et Porte, impressionnants à Ax 3 Domaines (Ariège). Dimanche, les gros rouleurs ont encore craqué mais cette fois, l’Australien n’a pas non plus tenu la distance. Il a abandonné Froome dans l’ascension du col de Menté, deuxième difficulté de la journée située à plus de cent kilomètres de l’arrivée et a perdu près de dix-huit minutes et toutes ses ambitions de podium. Une journée cauchemardesque achevée par l’arrivée hors-délais et l’élimination de l’un des piliers de l’équipe britannique, le Biélorusse Vasil Kiryienka. «On a démonté la Sky», se félicite l’Espagnol Alejandro Valverde, deuxième du général en sortant des Pyrénées.
Alejandro Valverde
Samedi, la prestation collective de la Sky avait été assez médiocre avec seulement trois coureurs présents au pied de la dernière ascension. Un bilan gommé par la démonstration de Froome et Porte, impressionnants à Ax 3 Domaines (Ariège). Dimanche, les gros rouleurs ont encore craqué mais cette fois, l’Australien n’a pas non plus tenu la distance. Il a abandonné Froome dans l’ascension du col de Menté, deuxième difficulté de la journée située à plus de cent kilomètres de l’arrivée et a perdu près de dix-huit minutes et toutes ses ambitions de podium. Une journée cauchemardesque achevée par l’arrivée hors-délais et l’élimination de l’un des piliers de l’équipe britannique, le Biélorusse Vasil Kiryienka. «On a démonté la Sky», se félicite l’Espagnol Alejandro Valverde, deuxième du général en sortant des Pyrénées.
Un scénario absolument pas prévu dans le plan de bataille anglais. Dans les rangs de la Sky, mot d’ordre avait été donné après l’étape de défendre la théorie du «jour sans». «Mes équipiers ont beaucoup donné hier (samedi) et je pense qu’aujourd’hui (dimanche), ils ont payé leurs efforts», défend le maillot jaune là où Dave Brailsford serait «étonné si l’équipe doit affronter une deuxième journée comme celle-là.»
Dans une semaine, Christopher Froome attaquera les Alpes avec la crainte de se retrouver sans assistance dans les sommets les plus difficiles de ce Tour. Et d’avoir à gérer seul les offensives de ses rivaux au général comme dimanche où il a dû à plusieurs reprises aller chercher le Colombien Nairo Quintana dans la dernière ascension. «On est plus vulnérables dans ce genre de situations, poursuit Brailsford. L’équipe a montré des points faibles mais pas Chris.» Ses rivaux savent au moins qu’ils peuvent l’isoler.
aller chercher le Colombien Nairo Quintana dans la dernière ascension.
Dans une semaine, Christopher Froome attaquera les Alpes avec la crainte de se retrouver sans assistance dans les sommets les plus difficiles de ce Tour. Et d’avoir à gérer seul les offensives de ses rivaux au général comme dimanche où il a dû à plusieurs reprises aller chercher le Colombien Nairo Quintana dans la dernière ascension. «On est plus vulnérables dans ce genre de situations, poursuit Brailsford. L’équipe a montré des points faibles mais pas Chris.» Ses rivaux savent au moins qu’ils peuvent l’isoler.