Affaire Pierre Rolland: L’équipe Europcar exclue à titre conservatoire du MPCC

A.M.

— 

Le coureur français de l'équipe Europcar Pierre Rolland, le 9 avril 2013, à Vimoutiers.
Le coureur français de l'équipe Europcar Pierre Rolland, le 9 avril 2013, à Vimoutiers. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Coup dur pour Europcar. Le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), dont la formation vendéenne est un des membres fondateurs, vient d’exclure l’équipe de Thomas Voeckler temporairement. Une décision fondée sur la participation de Pierre Rolland à une étape du Dauphiné libéré, le 8 juin dernier, malgré un taux de cortisol effondré, ce qui contrevient aux règlements du MPCC.

Un traitement nasal

«L’application stricte de notre règlement interne, basé sur le volontariat, est demandée avec fermeté par tous nos membres, équipes, sponsors équipes et/ou institutionnels, fédérations nationales, organisateurs, etc.», explique le MPCC dans un communiqué. Ce mouvement, qui défend une politique anti-dopage encore plus stricte que les règlements en vigueur, entend restaurer la crédibilité du cyclisme. Purement symbolique, l’exclusion temporaire de l’équipe de Jean-René Bernaudeau ne l’empêchera pas de prendre part aux prochaines compétitions, dont le championnat de France sur route, dimanche.

Pour expliquer le taux anormalement bas de Pierre Rolland, le manager avait mis en avant «le traitement nasal suivi par le coureur et administré sous contrôle du médecin de l'équipe, ainsi que par l'heure inadéquate du contrôle effectué (6h45)». Mardi, Pierre Rolland a d'ailleurs passé des examens dont les résultats lui ont permis la reprise de la compétition.

Le MPCC défend le contrôle des taux de cortisol depuis 2007, «à la suite de l’abandon par l’AMA de la réglementation sur les corticoïdes». Et rappelle que «les médecins des équipes MPCC se sont engagés à retirer aussitôt de l’épreuve, pour des raisons de santé, le coureur qui a une cortisolémie basse ou effondrée, ce qui a déjà été le cas».