Roland-Garros 2013: «Le public ne demande qu’à suivre Richard», assure papa Gasquet

TENNIS Le Français s’est incliné en 8e de finale de Roland-Garros contre Stanislas Wawrinka...

Antoine Maes, à Roland-Garros

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Richard Gasquet dans les bras de Stan Wawrinka, le 3 juin 2013
Richard Gasquet dans les bras de Stan Wawrinka, le 3 juin 2013 — Petr David Josek/AP/SIPA

«Vous savez, je ne suis pas toujours d’accord avec lui». Même après sa défaite homérique contre Wawrinka, Richard Gasquet a eu une pensée pour son père. Evidemment présent en tribune, Francis Gasquet estime en effet que son fiston aurait dû plier l’affaire en trois sets.

Est-ce que vous pensez qu’il s’est passé quelque chose entre votre fils et le public?
C’est un match qui a duré, où il y a eu des échanges. Oui, c’est la première fois. Mais c’est aussi la première fois qu’il va sur une partie longue. Donc le public suit. Mais le public ne demande qu’à le suivre, il n’a rien contre Richard. Il faut juste lui donner l’occasion de vibrer.

Quand perd-il ce match, selon vous?
Au troisième set. Il regarde si Wawrinka va jouer, s’il est vraiment blessé… Il se pose des questions, à un moment où il faut y aller. Les échanges durs qu’il y a eu à la fin, il faut les faire là pour ne pas faire un autre set. Après l’autre sert de mieux en mieux, et quand c’était pas un ace, c’était une balle sur la ligne. Mais je vais lui dire «bien joué» à Richard. Il n’y a rien d’autre à dire. Et lui parler du 3e set.

Est-ce que c’est une grosse occasion de manquée?
Tout match perdu est une occasion de manquée. Bon ici évidemment, en Grand Chelem pour jouer en quart, elle est plus grosse que partout ailleurs. Il va au contraire s’inspirer de ça. C’est évident que c’est une occasion manquée mais c’est pas mortel. Les jours à venir vont être un peu tristes, mais c’est pas comme si tu prends trois fois 6-2. Ce n’est pas pareil, il y a eu une partie. Il y a aussi la fatigue, qui créée un certain bien être. Il s’en remettra sans problème.