Roland-Garros 2013: Marion Bartoli «ne s’attendait pas à faire un match aussi pourri»

A Roland-Garros, A.M.

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La Française Marion Bartoli lors de sa défaite contre Francesca Schiavone au 3e tour de Roland-Garros, le 1er juin 2013.
La Française Marion Bartoli lors de sa défaite contre Francesca Schiavone au 3e tour de Roland-Garros, le 1er juin 2013. — PATRICK KOVARIK / AFP

C’est certain, la terre battue n’est pas sa surface préférée. Mais dans des conditions idéales, Marion Bartoli mérite mieux qu’une défaite au 3e tour de Roland-Garros. Si elle sait que ses derniers mois ne l’ont certainement pas aidée, la Française, lucide, sait qu’elle peut revenir à son meilleur niveau. 

Comment avez-vous senti ce match?

Mal. Je la breake d’entrée blanc, je me sentais bien. Et puis j’ai complètement perdu le match. Les jeux défilaient, je n’arrivais pas à me remettre dedans, à produire un peu de jeu. Je ne savais plus comment jouer. Elle a un jeu extrêmement gênant pour moi, forcément. Je ne sais pas si c’est l’enchaînement des matchs qui fait que j’ai eu une petite fatigue mentale. J’avais l’impression que physiquement elle était à la limite et que si j’arrivais à m’accrocher je pourrai faire tourner le match. Et puis je n’y suis pas arrivé. 

Avez-vous manqué d’enchaînement de matchs pour défendre vos chances?

Quand on voit mes deux premiers matchs, franchement, je ne m’attendais pas à faire un match aussi pourri. Il y avait très peu d’échanges finalement, sauf à la fin. Je n’avais pas d’emprise sur le match. J’ai essayé de me préparer à fond, mais avec la blessure que j’ai eue, il a fallu mettre les bouchées doubles, c’est beaucoup d’énergie. Maintenant j’ai la saison sur gazon qui va arriver, et bien sûr ça me convient mieux. 

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C’est quoi la suite pour vous? Vous allez continuer à travailler avec votre père?

Je crois dans le fait que les victoires ça se construit, qu’elles ne viennent pas du ciel. Donc je pense que si je continue à travailler comme ça… Avec cette intensité, cet engagement, je ne vois pas pourquoi je ne remonterai pas au classement. C’est ce qui m’a permis d’être 7e mondiale, ce n’était pas par hasard. 

Le public, ça vous aide ou ça vous met de la pression?

Ils m’ont aidé à aller chercher ces deux matchs. A l’étranger, à mon avis, j’aurai eu beaucoup de mal à les prendre. Même quand je ne joue pas bien comme aujourd’hui, il répond présent. Aujourd’hui j’ai fait un mauvais match c’est de ma faute pas de la leur. Il ne faut pas aller chercher des excuses où il n’y en a pas. Si je me disais que je décevais les gens ? J’étais surtout en train de me décevoir moi-même. A un moment donné, j’aurai pu faire vider le stade tellement c’était nul.