Roland-Garros 2013: La grosse colère de Rafael Nadal contre les organisateurs

A Roland-Garros, A.M.

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Rafael Nadal à Roland-Garros, le 31 mai 2013.
Rafael Nadal à Roland-Garros, le 31 mai 2013. — MARTIN BUREAU / AFP

Rafael Nadal n’aime ni le temps froid, ni les programmations mal fagotées. Contre le premier, il ne peut pas faire grand-chose, et s’il a fini par battre Martin Klizan en quatre sets (4-6, 6-3, 6-3, 6-3) vendredi, «les conditions météos étaient les mêmes pour les deux joueurs». Non, ce que le septuple vainqueur de Roland-Garros n’a pas aimé du tout, c’est la programmation des matchs de jeudi. «Tout le monde sait que la programmation d’hier était mauvaise. Je ne sais pas si le directeur du tournoi supervise les gens qui prennent les décisions. Mais ils en ont pris une mauvaise. Quand vous faites le programme à 19h, et pas à 8h du matin, vous savez quelles sont les prédictions météos pour les jours suivants», peste le Majorquin. 

«J’ai joué presque 3h sur le court, pendant que mon adversaire a regardé la télé dans les vestiaires» 

Normalement, son match contre Klizan aurait en effet dû se dérouler hier. Mais la pluie en a décidé autrement. «Je ne peux pas jouer 3e après un match de fille et un match de garçon, quand mon adversaire potentiel (Fognini, ndlr) joue en 2e après un match de fille. Ce n’est pas juste, promet Nadal. Aujourd’hui j’ai joué presque 3h sur le court, pendant que mon adversaire a regardé la télé dans les vestiaires.  Si vous me dites que c’est juste, je vous dit que c’est faux.» 

«Il faut que j’aille faire le double pour avoir la priorité de jouer?» 

Samedi, Rafael Nadal essaiera donc de se qualifier contre un Fabio Fognini un peu plus frais. Mais ce que l’Espagnol n’a pas aimé du tout, c’est la justification des organisateurs. «L’excuse qu’ils m’ont donnée, c’est que Lukas Rosol devait jouer le double. Je suis désolé, mais c’est une blague. Si vous voulez jouer le double, vous avez une semaine de plus pour ça. On veut protéger qui? Il faut que j’aille faire le double pour avoir la priorité de jouer? Mais je vais arrêter de parler, après on va dire que je suis le «bad guy», alors que je dis des choses vraies.»

Interrogé sur le sujet, Roger Federer, qualifié pour les huitièmes de finale après sa victoire contre Julien Benneteau, n'a pas voulu critiquer l'organisaton du tournoi. «Je comprends sa frustration mais près de 50 % des joueurs n’ont pas pu jouer jeudi. C’est compliqué pour tout le monde, certains coachs ont deux joueurs et demandent aussi à étaler les rencontres pour pouvoir s’occuper des deux.»